Vidéo virale d'une fillette en pleurs accusant son père d'attouchements sexuels : Agnès Buzyn annonce l'ouverture d'une enquête

Population
SIGNALEMENT - Depuis mercredi, les cris de "Lily Rose" implorant le personnel d’un hôpital de ne pas la rendre à son père qu’elle accuse de viol ont horrifié la Toile. Face à la viralité de la séquence, la ministre de la Santé a dû réagir, précisant que l'affaire était entre les mains des enquêteurs.

Ses cris horrifient la Toile depuis mercredi. Une fillette, appelant à l'aide dans une vidéo devenue virale, alors que des policiers l'escortent jusqu'à son père qu'elle accuse de d'attouchements sexuels, a touché les internautes au point de faire réagir le ministère de la Santé. "Face aux images, chacun veut comprendre les circonstances de ces cris glaçants", a ainsi indiqué dans un tweet Agnès Buzyn, ce jeudi, précisant qu'une enquête a été ouverte.


Publiée mercredi, très partagée sur les réseaux sociaux puis relayée par Marie-Claire, la séquence ne dure que 45 secondes. Quarante-cinq secondes de pleurs insoutenables et d'accusations explicites.  "Je ne veux pas qu'il pose son sexe sur mon sexe", entend-on notamment, dans la foulée de plusieurs "je ne veux pas le voir". Des mots crus qui ont conduit des internautes à interpeller directement la police nationale. "Vous êtes nombreux à nous signaler cette vidéo. Cette dernière a été transmise aux enquêteurs de la #PJ #Pharos pour enquête. Merci de votre mobilisation", a réagi sur Twitter la police nationale, invitant à "ne pas la relayer".

 Selon Marie-Claire, la séquence aurait été enregistrée par un membre du personnel hospitalier où se trouvait l'enfant, qui se prénommerait Lily Rose et serait âgée de 9 ans. Si de nombreuses zones d'ombres entourent encore pour l'heure la séquence, à commencer par la véracité des accusations de la petite fille, la scène se déroule, selon toute vraisemblance, en Martinique dans un établissement non identifié pour l'heure.


"Un médecin vient nous voir et nous dit que nous ne sommes pas dans un tribunal mais dans un hôpital, et il nous demande de quitter l’hôpital (…) Lily est partie avec son père, encadrée de policiers", a raconté la femme témoin de la scène au magazine. Et de poursuivre : "Sa mère était en larmes, tenant à la main deux sacs de peluches à sa fille, impuissante car elle vient d’être condamnée à 9 mois de prison ferme pour n’avoir pas envoyé sa fille chez un père dont elle dénonce les agissements depuis l’âge [de sa fille] de 4 ans et demi".

Contacté par RCI, la radio des Antilles, le procureur de la République à Fort-de-France Renaud Gaudeul a confirmé que la mère de famille n’aurait pas respecté le droit de visite et d’hébergement octroyé au père en juillet 2015 et aurait été condamnée pour cela. "Il y a eu effectivement une plainte déposée il y a plusieurs années pour des faits d’attouchements. Simplement ces faits ont été classés sans suite - classement sans suite qui n’a pas été contesté par qui que ce soit", a par ailleurs indiqué ce dernier.


Adrien Taquet, le secrétaire d’État chargé de la protection de l’enfance auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé, a pour sa part qualifié la vidéo d'"insoutenable", avant de remercier les internautes pour leur "vigilance". 

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter