Violences conjugales : ces hommes placés dans des centres d'éloignement dans l'attente de leur jugement

Violences conjugales : ces hommes placés dans des centres d'éloignement dans l'attente de leur jugement
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VIOLENCES CONJUGALES - Des centres d'éloignement prennent en charge les hommes auteurs de violences conjugales, en attendant leurs procès. Les équipes de TF1 sont allées à leur rencontre.

En 2019, 150 femmes ont été tuées par leurs conjoints ou ex-conjoints. C'est 29 victimes de plus qu'en 2018. Que fait la justice pour lutter contre les violences conjugales ? Pour protéger les victimes, de plus en plus souvent, des hommes sont éloignés du domicile conjugal en étant placés dans des structures spécialisées. Aujourd'hui, il existe l’Altérité de Besançon ou le Home des Rosati, à Arras.

Effondré lors de son audition devant la justice, l'un des hommes accusé de violences conjugales fond en larmes et demande à retourner vivre chez sa mère. Après 24 heures de garde à vue, il est entendu par un magistrat. Comment explique-t-il les gifles, coups de poing et coups de pied répétés depuis quatre ans ? "Je regrette beaucoup. Je peux aller chez ma mère récupérer quelques affaires et je serai à votre disposition." Ce qui lui sera accordé, mais ce n'est pas toujours le cas. "La priorité est la protection de la victime, soutient Betrand Macle, délégué du procureur du TGI de Bobigny, en Seine-Saint-Denis. Que ça soit par le placement en détention de l'auteur soit une interdiction de contact entre l'auteur et la victime."

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Le fonctionnement de la justice face aux cas de violences conjugales

Pour rappel, Edouard Philippe s'était engagé lors du Grenelle des violences conjugales, en novembre dernier, à créer des structures de prise en charge des agresseurs, co-financés à 50 % par le gouvernement pour la création. D'ici 2022, au moins deux centres par région ouvriront leurs portes aux auteurs de violences soit 26 centres au minimum.  

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Quels sont les leviers d'actions pratiqués dans ces centres ? "(Ils) peuvent bénéficier à la fois de suivis individuels mais aussi d’une session de programme, animés par une psychologue et une éducatrice spécialisée. De plus, les éducateurs accompagnent les auteurs dans leurs démarches socio-professionnelles et médicales mais aussi dans la gestion du quotidien (tâches ménagères par exemple)", écrivaient Marlène Schiappa, secrétaire d'État à l'Égalité entre les femmes et les hommes, et Edouard Philippe dans leur appel à projet.

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