Violences conjugales : le point sur les dispositifs toujours actifs ou réactivés pour le confinement

Violences conjugales, image d'illustration

PROTECTION - Pour secourir et protéger les victimes de violences conjugales, le gouvernement rappelle que les dispositifs mis en place en mars dernier sont toujours actifs. D'autres ont été réactivés ou devraient voir le jour prochainement.

Les victimes de violences conjugales s’apprêtent à vivre de nouveau confinées avec leurs bourreaux. Le ministère délégué à l’égalité femmes-hommes a rappelé à la presse ce vendredi que les dispositifs pris lors du premier confinement demeuraient actifs et opérationnels pour "écouter, secourir et protéger les personnes victimes de violence à l’intérieur du foyer"

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Ainsi, depuis le premier confinement débuté en mars dernier, elles peuvent demander de l'aide et signaler leur situation à des points d'accueil éphémères installés dans des centres commerciaux. Le dispositif "alerte pharmacie" est lui aussi toujours en vigueur. Activé auprès des 22.000 officines françaises, il permet à chaque victime ou proche de victime d'alerter un pharmacien à tout moment. Est également opérationnelle la ligne d'écoute "Ne frappez pas" à destination des auteurs de violences conjugales. 

A la faveur de ce reconfinement, ont aussi été réactivés quelques dispositifs éphémères. C'est le cas du partenariat pris avec la plateforme VTC Uber, qui met à disposition des femmes victimes de violence 2000 trajets gratuits. Ces derniers sont distribués par les écoutants et écoutantes de la plateforme d'appel 3919. De nouvelles nuitées d’hôtels seront financées pour éloigner les conjoints violents de leur domicile. 

Des fiches réflexes bientôt distribuées aux forces de l'ordre

Enfin, d’autres dispositions sont à l’étude et en cours de préparation mais pas encore activées. Ainsi, des fiches réflexes indiquant comment repérer les cas de violence et orienter les victimes seront prochainement distribuées aux forces de l’ordre et aux professionnels de santé. Aussi, l'allongement du délai d'accès à l'IVG par les professionnels de santé de ville (de 7 à 9 semaines) sera reconduit.  

A noter également : la ministre déléguée Elisabeth Moreno a confirmé et répété que les victimes de violences n'avaient pas besoin de remplir une attestation de sortie pour quitter leur domicile. Cette consigne est en vigueur depuis la mise en place du couvre-feu. 

Pour rappel, en cas d’urgence et de danger immédiat, les victimes de violences peuvent appeler le 17 ou envoyer un SMS au 114. Les victimes peuvent également appeler le 3919, numéro gratuit d’écoute et d’information anonyme. 44.000 appels y ont été passés entre le 16 mars et le 10 mai derniers. Elles pourront aussi se tourner vers la plateforme du ministère de la Justice (116 006) lequel, lors du premier confinement, a pris en charge 158 situations de violences conjugales.

+22.000 interventions des forces de l'ordre à domicile lors du premier confinement

Selon des chiffres communiqués par le ministère vendredi 30 octobre, les interventions à domicile de la police ont augmenté de 42% (+22.000 interventions) lors du premier confinement. Côté justice, une centaine d’ordonnances de protection ont été délivrées, 350 auteurs de violences ont été déférés et jugés avec éviction systématique du conjoint violent, et 129 téléphones "grand danger" ont été distribués.

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