"Halte à la psychose !" : ordres, contre-ordres, pénurie de pâtes et actes de résistance… Comment le coronavirus nous rend fous

Un homme sur le marché de Crépy-en-Valois, avant évacuation pour cause de prévention de coronavirus.
Population

VU DE TWITTER – Le sujet "Coronavirus" alimente toutes les conversations. Sur les réseaux sociaux, chacun y va de ses anecdotes, de ses interrogations, de ses questions insolubles... Entre nécessité de se protéger et questionnements sur la logique des mesures de prévention, chacun balance.

Ça a souvent commencé par des blagues au travail : "Salut, on se fait la bise ? Ah ben non, on ne peut plus !" Ça rigolait encore. Puis sont venus les premiers signaux d’alarme en France. Et ces derniers jours, la propagation du coronavirus suscite une véritable psychose chez certains. Avec deux camps sur les réseaux sociaux : ceux qui l'alimentent et ceux qui la dénoncent. Passage en revue.

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Les mesures prises dans les entreprises font souvent sourire :

Surtout, ce qui est tourné en dérision, c'est la faiblesse des solutions avancées au regard de l'ampleur de l'épidémie décrite :

C'est comme ça en entreprise, et ce n'est pas tellement mieux dans les écoles. Certaines mesures de précaution annoncées font doucement rigoler :

Ce qui est sûr, c'est que chez certains, la crainte du virus est bien là. Que ce soit, donc, vis-à-vis des enfants...

Mais aussi vis-à-vis des provisions... Dans certains quartiers, des rayons sont dévalisés :

Cela semble d'ailleurs être devenu pour certaines directions de magasins un élément marketing. Ici, dans un supermarché breton :

Il n'y a pas que les pâtes : les masques et les gels hydro-alcooliques deviennent des denrées rares...

Ce qui alimente aussi l’inquiétude, et les questions, c’est l’impression d'un "deux poids, deux mesures"… Ne serait-ce que pour les salariés en quarantaine…

... Les incohérences...

Et s'il faut s'inquiéter des lieux confinés, que dire alors des transports ?

Dans un tel contexte d'inquiétude, c'est aussi le retour du "on ne nous dit pas tout", résumé à lui seul par cette internaute : "A l’heure des réseaux sociaux, où tout le monde est connecté en permanence, comment expliquer qu'"il n’y a aucun témoignage ni photo de personne contaminée par le covid-19 ? Aucun des malades n'a twitter ou insta ? J’ai du mal à y croire, on ne nous dit pas tout."

Ce qui alimente forcément une petite parano… Que certains choisissent de traiter par l'humour :

Car en effet, jusqu'où faut-il aller dans les mesures de prévention, d’hygiène extrême, voire de confinement ? Comme pour conjurer l'angoisse, certains choisissent l'humour, parfois noir :

Certains tentent de faire redescendre la pression... 

Certains font ainsi acte de résistance, en participant à des rassemblements annulés, comme le semi-marathon de Paris ce week-end...

Ou encore le carnaval de Dunkerque : des milliers de personnes se sont tout de même rassemblées, allant jusqu'à respecter les plus pures tradition, notamment celles des "zot'ches", des bisous que tous les participants s'échangent... 

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