Burkini, islam, terrorisme, Calais... Nadine Morano est à bout

PRIMAIRE DE LA DROITE ET DU CENTRE

Toute L'info sur

La polémique autour du burkini

POLITIQUE - Nadine Morano en avait gros face à Jean-Jacques Bourdin, ce vendredi matin. Lancée sur la question de l'islam en France, la députée européenne a parlé burkini, "Jungle" de Calais et... invasion

Islam, voile, burkini, Calais… Le genre de sujet explosifs selon les personnes face à qui on les évoque. Ce que l'interview de Nadine Morano, ce vendredi sur RMC et BFM TV, n'a pas infirmé. Première salve pour la candidate à la primaire de la droite et du centre : "Aujourd’hui, telle qu’elle est exploitée, l’islam est une religion dangereuse". S’indignant contre le burkini, le voile intégral et le développement du tchador, qui compromettent selon elle la liberté de la femme, cette dernière se sent "envahie". 

Dans un discours enflammé, l’ancienne ministre déléguée au ministère du Travail a estimé que le burkini participait "à la propagande de l’islam radical", asséné que "le terrorisme se cachait sous les voiles" et insisté sur sa volonté de légiférer. "Je suis pour la suspension des droits sociaux et civiques pour une femme portant le tchador qui récidive". La suite de l'interview lui verra mettre plutôt en avant le "voile intégral".


Vraisemblablement habitée par le sujet, Nadine Morano a fait le parallèle entre le burkini et... la "Jungle" de Calais, en passant par le terrorisme et l’incitation à l’islam radical. A vue d’œil, Nadine Morano est à bout. Et d'oreille aussi : "Je n’en peux plus [...] Nous sommes envahis, vous comprenez ça". Comprendra qui pourra, mais Nadine Morano a estimé que "les islamistes profitent de la faiblesse de nos lois pour nous envahir". Et d’affirmer : "Tous ceux qui veulent un islam politique n’ont pas leur place en France". 


"Emmanuel Macron c'est du bidon"Nadine Morano

Brancher Nadine Morano sur la question de l'islam en France s'apparente au lancement d'une fusée. Le reste de l'interview lui laissera à peine le temps d'évoquer la primaire de droite et Emmanuel Macron. A l'ex-ministre, elle attribuera la "responsabilité de la situation économique" de la France. Et cette rime finale : "Emmanuel Macron c'est du bidon". 

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter