Changement climatique : le surprenant argument de Sarkozy pour minimiser le rôle de l'Homme

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CLIMAT – Nicolas Sarkozy avait surpris en septembre en remettant en cause l’impact de l’homme dans le réchauffement climatique, expliquant qu’il s’agissait d’un processus naturel. Ce samedi dans "Le Parisien", le candidat à la primaire de droite a assumé ses propos avec un argument surprenant.

"Il suffit que la planète change d’axe d’un demi degré face au soleil et vous avez le Sahara, qui était une mer ou une forêt, qui devient un désert". Les mots de Nicolas Sarkozy prononcés le 15 septembre sur France 2 avaient fait bondir les scientifiques et vivement réagir les défenseurs du climat. Selon lui, l’homme n’était pas le seul à blâmer pour le réchauffement de la planète, ce processus s’inscrivant dans un mécanisme plus global de variation climatique.

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Penser que l’action de l’homme est le seul élément du dérèglement, c’est fauxNicolas Sarkozy

Ce samedi dans Le Parisien, l’ancien chef de l’Etat a persisté et signé. "Il y a très longtemps, dans le désert marocain, les Hommes bleus m’ont offert des dents de requin qui venaient des mines de phosphate du sud du désert ! Preuve que le Sahara a été une mer [plutôt un lac situé dans une zone des plus humides, en réalité]", se défend-il. Nicolas Sarkozy a préféré insister sur les dangers d’une hausse incontrôlable de la démographie mondiale, présentant à terme des risques d’épuisement des ressources naturelles et un poids toujours plus intense sur l’environnement : "Le changement climatique, la terre, qui a 4,5 milliards d’années, n’a vu que ça. En revanche, le choc démographique que nous allons connaitre est inédit".

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Le candidat à la primaire de la droite et du centre pour l’élection présidentielle en a profité pour se défendre d’être climatosceptique, mais a rappelé que la hausse des températures sur le globe n’était pas le seul fait humain. "Je n’ai pas voulu dire qu’il ne fallait pas lutter contre le réchauffement, mais penser que l’action de l’homme est le seul élément du dérèglement, c’est faux", a conclu Nicolas Sarkozy.


Une analyse à nuancer : en 2013, le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) évaluait à 95% la probabilité que l'Homme est le principal responsable des changements climatiques observés depuis le milieu du 20e siècle. Et comme, ainsi que le souligne l'Onu, les onze à douze dernières années ont été les plus chaudes depuis 1850...

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Nicolas Sarkozy est-il devenu climatosceptique ?

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