Fillon cible Sarkozy et ceux qui "courent après le FN pour gagner les élections"

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L'entrée en campagne de Sarkozy

PRIMAIRE DE LA DROITE - C’est au tour de François Fillon de faire sa rentrée politique. Et dans sa première grande interview politique, ce samedi, le candidat à la primaire concentre ses attaques sur Nicolas Sarkozy, qui a occupé toute cette semaine l’espace médiatique.


On l'avait peu entendu cet été. François Fillon, candidat à la primaire de la droite et du centre, donne sa première grande interview de rentrée, ce samedi, et sans surprise, tire à boulets rouges sur son rival Nicolas Sarkozy, omniprésent dans les médias depuis son entrée en lice ce lundi. 


"Remettre en cause l’Etat de droit pour lutter contre l’Etat islamique est une erreur ", attaque dans les colonnes du Monde François Fillon, dans une allusion directe à Nicolas Sarkozy et à ceux de sa famille politique qui "courent après le Front national pour gagner les élections". 

La présidentielle n'est pas "le choix d’un super-ministre de l’Intérieur"

Il ajoute: "L’élection présidentielle ne peut pas se résumer à un débat sur le terrorisme. C’est le choix de l’avenir de notre pays, d’un modèle de société, pas le choix d’un super-ministre de l’Intérieur". Une attaque qui vise directement l'ex chef de l'Etat, également ministre de l'Intérieur entre 2005 et 2007, et de sa ligne très à droite de sa campagne. 


Pour l'ancien Premier ministre, Nicolas Sarkozy, loin d'avoir changé, utilise les mêmes recettes qu'en 2012, avec le succès que l'on connaît. "Même ton, mêmes thèmes et trop de demi-mesures", regrette-t-il. "Il n’a pas tiré toutes les conséquences de la situation présente. Ce n’est pas le programme innovant qui permettrait un choc psychologique", juge-t-il encore.

Hollande "à bout de souffle"

Au lendemain de la suspension de l'arrêté anti-burkini de Villeneuve-Loubet par le Conseil d'Etat, François Fillon partage tout de même la proposition de Nicolas Sarkozy, qu'il a lui même reprise au FN, de légiférer au plan national sur la question du burkini. Pour lui, ce vêtement est une "provocations des intégristes islamistes. C’est une guerre de symbole. Nous devons la gagner".

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Enfin, le député de Paris n'oublie pas de dézinguer l'action de François Hollande, probable candidat à sa réélection. "Hollande est à bout de souffle. Il ne lui reste qu’un atout: son habileté", persifle François Fillon. "Il a compris que sa seule chance de réélection est de rééditer le débat de 2012. 2017 ne doit pas être la revanche de 2012".

Le duel Hollande-Sarkozy "n'a pas convaincu" en 2012

Si François Fillon n'arrive pas à décoller dans les sondages, il est bien décidé à incarner le renouveau politique dans la primaire, qui se tiendra en octobre. "Le débat ne doit pas se résumer à un duel entre François Hollande qui a échoué et un ancien président de la République qui n’a malheureusement pas convaincu les Français en 2012", met-il en garde.

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