Primaire de droite : Fillon poursuit son offensive contre Sarkozy

Primaire de droite : Fillon poursuit son offensive contre Sarkozy
PRIMAIRE DE LA DROITE ET DU CENTRE

Invité au micro de BFMTV et RMC, François Fillon a poursuivi son offensive contre Nicolas Sarkozy en pointant sa mise en examen dans les affaires Bettencourt et Bygmalion. Selon lui, "les politiques ne peuvent pas s'asseoir sur la loi".

"Si j'étais mis en examen, je ne serais pas candidat" à la présidentielle. Invité au micro de BFMTV et RMC ce lundi matin, François Fillon a chargé Nicolas Sarkozy, au lendemain de son attaque déjà bien sentie à Sable-sur-Sarthe.

Le candidat à la primaire de droite avait déjà fait réagir dimanche 28 août, en affirmant devant un auditoire de 3000 sympathisants, qu’il "ne servait à rien de parler d’autorité quand on n’est pas soi-même irréprochable". Et il n'a pas su résister à l'idée d'en remettre une couche. "C’est une mesure morale", a-t-il insisté face à Jean-Jacques Bourdin, faisant le lien avec la candidature de l’ancien chef d’Etat, pourtant mis en examen dans les affaires Bettencourt et Bygmalion.  

"Personne ne m'empêchera de poser des questions sur la moralité, la probité de la politique. Ce n'est pas anecdotique", a clamé François Fillon. Selon lui, "les responsables politiques ne peuvent pas se considérer au-dessus de la loi" : "Sinon, comment pourraient-il rétablir l’autorité du pays ?" Et à ceux qui jugeraient les propos de Fillon un brin tranchants, ce dernier répond  qu’il ne s’agit pas de savoir si la question est "violente", mais si elle est "vraie". "La primaire est faite pour trancher des questions fondamentales". 

Mais François Fillon semble avoir la mémoire sélective. Il oublie notamment d'égratigner le favori des sondages Alain Juppé, qui traîne lui aussi quelques casseroles. En 2004, il avait en effet été condamné à 18 mois de prison avec sursis et à une année d'inéligibilité dans l’affaire des emplois fictifs de la ville de Paris. 

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