VIDÉO - "Il ne faut pas avoir l'épiderme trop sensible et jouer les chochottes" : Juppé se défend d'attaquer trop durement Fillon

PRIMAIRE DE LA DROITE - Invité mercredi soir du 20H de TF1, Alain Juppé s'est défendu d'attaquer trop durement François Fillon avant le second tour de la primaire qui aura lieu dimanche. "Il ne faut pas avoir l’épiderme trop sensible et jouer les chochottes" a affirmé le maire de Bordeaux, avant d'en remettre une couche sur certaines positions de son adversaire, notamment l'avortement et la réduction du nombre de fonctionnaires.

"Je n’ai jamais attaqué en dessous de la ceinture, comme je l’ai entendu dire. J’ai simplement posé des questions sur des clarifications qui me paraissent nécessaires, et j’en ai d’autres à poser." Alain Juppé a été clair, sur le plateau du 20H de TF1 : non, il n'a pas à s'excuser de ses attaques envers François Fillon, et oui, il continuera à demander des "clarifications" à son adversaire. "Il ne faut pas avoir l’épiderme trop sensible et jouer les chochottes. Pendant toute la campagne du premier tour, j’ai été accusé d’être trop mou. Je dis aujourd’hui que Fillon est trop dur. Match nul" a-t-il déclaré.

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Avortement : "Pour moi c'est un droit fondamental, pas pour lui"

Ainsi, il a de nouveau attaqué François Fillon sur ses positions concernant l'avortement. "Dans un livre, François Fillon explique que pour lui l’avortement est un droit fondamental. Il vote une résolution au Parlement qui affirme que c’est un droit fondamental. Quelques jours plus tard, il se rétracte en réunion publique, et on en a la preuve. Alors j’ai posé la question : quelle est la bonne position ? Est-ce que c’est la première ou est-ce que c’est la deuxième. François Fillon m’a répondu en me disant que pour lui ce n’était pas un droit fondamental, qu’à titre personnel il était contre, ce que je respecte parfaitement, mais qu’en tant que chef d’Etat il n’y porterai pas atteinte. Voilà. Don’t acte. Pour moi, c’est un droit fondamental, pas pour lui."

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Alain Juppé a aussi mis sur la table le thème de la santé, peu abordé dans les débats. "Est-ce qu’il veut vraiment que les infirmières, dans les hôpitaux français, travaillent 39 heures payées 37 comme j’ai pu le comprendre en lisant ses textes ? (…) Est-ce qu’il veut vraiment diminuer le taux de remboursement de l’assurance maladie et confier les reste aux assurances privées ?" a interrogé l'ancien Premier ministre.

Réduction du nombre de fonctionnaires : une proposition irréaliste

Il a ensuite continué sur les soutiens de François Fillon : "Je préfère avoir le soutien du Modem que d’avoir le soutien de personnalités qui ont appartenu au Front national ou qui sont à l’extrême-droite." Et a enchaîné sur la réduction du nombre de fonctionnaires :  "Dans la fonction publique, on va avoir 550.000 départs à la retraite dans les cinq années qui viennent. Encore un peu moins si on décale l’âge de départ à la retraite, comme il souhaite le faire et comme je veux le faire. Si on supprime 500.0000 postes, on ne remplace personne, on ne recrute personne. La grande question est de savoir combien on va payer ces fonctionnaires s'ils travaillent plus. Est-ce qu'on va les payer 39 heures travaillées 39 heures ? Si c'est ça, les budgets hospitaliers explosent, et les budgets locaux aussi." A ce sujet, il accuse François Fillon de faire des propositions irréalistes qui ne "se feront pas". 

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