"Jungle" de Calais et réchauffement climatique, la dernière blague à répétition de Nicolas Sarkozy

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COMIQUE DE RÉPÉTITION - Lors de son meeting à Belfort, vendredi soir, Nicolas Sarkozy a amusé la salle en ironisant sur la "jungle" de Calais, dont les migrants ont été évacués par les autorités. Une blague qu'il avait trouvée lors de son meeting du Zénith de Paris.

Quand Nicolas Sarkozy trouve une bonne plaisanterie à faire partager à ses militants, il ne peut s'empêcher de la faire partager au plus grand nombre. Quitte à la répéter en boucle lors de ses meetings.


Le dernier mot d'esprit de l'ancien président s'inspire de l'évacuation de la "jungle" de Calais, un terme générique trouvé par les migrants eux-mêmes pour décrire le site sur lequel ils avaient établi leurs campements de fortune. Et quand bien même la fameuse "jungle" a été vidée de ses occupants, le candidat à la primaire de la droite ne s'est pas privé, vendredi soir, de relancer sa petite blague, provoquant les rires dans la salle lors de son meeting à Belfort. 

Le changement climatique a eu des conséquences : on a maintenant une jungle à CalaisNicolas Sarkozy

Bis repetita

Un petit clin d'oeil à la polémique qu'il avait lancée en septembre sur le réchauffement climatique, dont il avait remis en cause les origines, s'affichant en climatosceptique après avoir pourtant, durant son quinquennat, organisé le Grenelle de l'environnement.


Cette petite blague, il l'a lui-même inventée le 9 octobre lors de son grand meeting au Zénith de Paris. "Voilà que dans le Pas-de-Calais, il y a un nouveau climat... Puisqu'il y a une jungle", avait-il lancé devant une salle un peu dubitative. Probablement satisfait de l'effet obtenu, il réédite la formule depuis lors. 

En vidéo

Nicolas Sarkozy essaye de blaguer à propos de la jungle de Calais

Une habitude de campagne

Nicolas Sarkozy aime frapper les esprits avec des formules qu'il répète à loisir lors de ses meetings et jusqu'au débat de la primaire, jeudi soir. A propos de l'alliance de François Bayrou et d'Alain Juppé : "François Bayrou est celui qui nous a fait entrer dans le socialisme, ce n’est pas lui qui va nous en faire sortir" ou encore :

Je veux gouverner demain avec des centristes qui sont avec nous matin, midi et soir, pas le lundi pour gagner la mairie de Pau, et avec Hollande le mardiNicolas Sarkozy

A propos de l'école : "Quand le professeur rentre dans la classe, les élèves se lèvent" ; ou encore, à propos de lui-même : "Moi, petit Français de sang mêlé".


Le gimmick le plus long de Nicolas Sarkozy est probablement celui qu'il a employé lorsqu'il était mis en cause sur ses affaires judiciaires, comme l'avait répéré en 2014 Le Lab. Lors d'un meeting à Troyes : "Si demain il y a une agression à Troyes... J'étais à Troyes monsieur le maire, c'est incontestable. Mais c'est pas moi". Puis lors d'un meeting à Vélizy : "Si demain il y a une agression à Vélizy monsieur le maire, j'étais à Vélizy... Mais c'est pas moi". Une blague qu'il avait échaffaudée... cinq ans plus tôt, en 2009, lorsqu'il était président de la République. 

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