"Les Français méritent de tout savoir" : Sarkozy attaque violemment Juppé sur Facebook

PRIMAIRE DE LA DROITE ET DU CENTRE
CARTES SUR TABLE – L’ancien chef de l’État a publié mercredi soir sur Facebook une tribune cinglante contre le maire de Bordeaux dans laquelle il affirme notamment ne pas voir de "volonté de changement" dans le programme de son rival.

Juppé sera le candidat de "l’alternance molle". Tel est le message que Nicolas Sarkozy espère faire passer, via une tribune publiée mercredi soir sur Facebook et titrée "Les Français méritent  de tout savoir". Bien qu’Alain Juppé porte de nombreuses propositions similaires à celles de ses concurrents à la primaire (suppression de l’ISF, fin des 35 heures, suppression de 300.000 fonctionnaires, etc), l’ex-président assure ne pas retrouver "dans son programme la volonté de changement que l'on perçoit dans les projets des autres candidats". "Pour rassembler le plus grand nombre de Français, il nous faut une ligne politique claire, en rupture franche et complète avec les socialistes et tout ce qu'ils incarnent depuis bientôt cinq ans", ajoute-t-il.


"J'avais dit aux Français que le mensonge et le déni de réalité de François Hollande nous conduiraient à l'échec. Aujourd'hui, notre famille politique est confrontée au même risque. Alain Juppé, marqué probablement par son expérience des réformes bloquées par la rue en 1995 et par la dissolution, pense qu'il faut se hâter lentement, que la réforme doit être nuancée et conduite sans modifier le cadre existant", poursuit l’ex-locataire de l’Élysée.


"Cette vision est respectable" mais lui "pense que la France a subi depuis 2012 un tel déclassement économique, social et éducatif, que le terrorisme représente une telle menace pour la sécurité des Français, que l'autorité a été si profondément malmenée, que les réformes doivent être au contraire immédiates, profondes, rapides". Revenant sur son propre quinquennat, Nicolas Sarkozy reconnaît que "tout n'a pas été parfait entre 2007 et 2012" mais "je sais depuis la réforme des retraites, celle des universités ou du service minimum qu'on peut réformer sans blocages ni violences".

Une centaine de circonscriptions pour Bayrou ?

Nicolas Sarkozy liste les sujets sur lesquels Alain Juppé et lui divergent : monopole syndical, fiscalité, assurance-chômage ou encore terrorisme. "Il ne veut pas modifier la Constitution pour placer en rétention administrative les individus fichés S les plus dangereux. La protection des Français l'impose pourtant".


"Reste un dernier sujet, qui au fond synthétise tous les autres : notre position respective vis-à-vis de François Bayrou", dont Alain Juppé souhaite "faire son compagnon d'alternance", explique l’ancien chef de l’État. Il accuse notamment son rival d’avoir négocié avec lui "une centaine de circonscriptions". Or, lui "pense qu’on ne peut pas sortir du socialisme en confiant les clés de la future majorité à celui qui nous y a fait entrer, en votant pour François Hollande en 2012", conclut-il.

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Nicolas Sarkozy cible François Bayrou et Alain Juppé dans un entretien à "Valeurs Actuelles"

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