NKM veut s’attaquer au statut des fonctionnaires, Fillon et Sarkozy à leur temps de travail

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REPÉRÉE - La candidate de la droite et du centre a tranché jeudi soir par son franc-parler sur les fonctionnaires. Parmi les sept candidats, elle a été la seule à dénoncer frontalement l’emploi à vie dans la fonction publique. Certains de ses adversaires, plus réservés lors du débat, ne sont pas forcément contre.

Nathalie Kosciusko-Morizet n’a pas dû se faire beaucoup d’amis parmi les enseignants. Jeudi soir, l’unique femme de la primaire de la droite et du centre a sans détour annoncé son ambition si elle est élue : mettre fin à leur statut de fonctionnaire. "On n’est pas obligé d’être fonctionnaire pour être enseignant". Même chose pour les aiguilleurs du ciel qui ne remplissent pas, selon NKM, une fonction régalienne. 


"Deuxième chose, quand on est sous statut, on n’est pas obligé d’être en contrat à vie" assène-t-elle. Et de citer l’exemple des militaires. "Quoi de plus régalien que l’armée ? Or dans l’armée, vous trouvez des contrats de 5 ans, de 10 ans, de 15 ans."

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Des déclarations sur lesquelles les autres candidats se sont bien gardés de surenchérir. Or, note Nicolas Prissette, spécialiste économie de LCI "Jean-François Copé, Bruno Le Maire et Jean-Frédéric Poisson, si on lit attentivement leur programme sont également sur cette idée."

VIDÉO - Sarkozy et Fillon pour que les fonctionnaires travaillent plus longtemps

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Sarkozy et Fillon pour que les fonctionnaires travaillent plus longtemps

Pour ne pas rester muets sur le sujet, François Fillon et Nicolas Sarkozy sont montés au créneau sur l’augmentation de leur temps de travail. Que la durée de la semaine de travail soit relevée à 37 heures, comme le propose l’ancien président de la République, ou 39 heures – comme le souhaite son ancien Premier ministre, les deux débatteurs se sont retrouvés sur la nécessité de réduire les effectifs. 


Les 5,6 millions de fonctionnaires sont prévenus : si l'élection présidentielle est remportée par l'un des candidats de la droite et du centre, les réformes du prochain quinquennat ne les épargneront pas. 

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