Primaire de la droite : Jean-François Copé apporte son soutien à Alain Juppé pour le 2nd tour

Primaire de la droite : Jean-François Copé apporte son soutien à Alain Juppé pour le 2nd tour

RALLIEMENT - Jean-François Copé, arrivé dernier du premier tour de la primaire de la droite avec 0,3% des voix, a annoncé qu'il soutiendrait Alain Juppé au second. Un ralliement pas vraiment surprenant quand on connaît le passif entre le maire de Meaux et François Fillon.

Au lendemain du premier tour de la primaire de la droite, Jean-François Copé a annoncé ce lundi son ralliement à Alain Juppé pour le second. Le soutien du maire de Meaux au maire de Bordeaux est plutôt symbolique : le score (0,3%) qu'il a recueilli dimanche ne fera pas pencher la balance en faveur d'Alain Juppé. 

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    Jean-François Copé a estimé que l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac était le plus à même de défendre deux points "non négociables" pour lui : la politique par ordonnances et le réarmement de la France. "Je sais que ces deux idées ont recueilli un fort assentiment populaire. Je continerai à les défendre sans relâche dans l’esprit de cette droite décomplexée que j’appelle de mes voeux. C’est la défense de ces idées qui me conduisent, pour le deuxième tour, à apporter mon vote à Alain Juppé."

    Pourquoi Copé ne peut pas soutenir Fillon

    Le fait est que Jean-François Copé a un lourd passif avec François Fillon : leur guerre fraticide en 2012 pour la présidence de l'UMP a laissé des traces. Depuis, les deux hommes qui n'avaient cessé de s'accuser mutuellement de tricherie, ne s'apprécient guère. Ces derniers temps, Jean-François Copé n'hésitait d'ailleurs pas à dire du mal de son ancien adversaire. A propos du programme sécuritaire de François Fillon, il déclarait le 14 novembre dernier : "François Fillon, c’est très très pauvre ce qu’il propose. Il se contente de dire sur le terrorisme ‘il y a besoin de toucher à rien du tout, il suffit simplement d’appliquer une loi sur l’intelligence avec l’ennemi ‘ mais ça ne peut pas marcher. C’est là où je me dis il n’a pas travaillé sur ces questions. Cela montre chez  François Fillon une très grande insuffisance derrière le coté ‘je suis sérieux, regardez, je suis un ancien Premier ministre’." 

    Il se faisait aussi un malin plaisir de rappeler que François Fillon avait été cinq ans durant le Premier ministre de Nicolas Sarkozy, et que donc il partageait son bilan. "On a beaucoup parlé de Nicolas Sarkozy et on a oublié un petit détail : c’est que en ce qui concerne François Fillon, cette idée d’avoir cette posture, en fait, c’est une imposture car François Fillon était le Premier ministre de Nicolas Sarkozy pendant cinq ans de la première à la dernière minute. Donc il ne peut pas dire ‘je n’étais pas là j’étais ailleurs’. Non ils l'ont fait ensemble donc le quinquennat c’est Sarkozy – Fillon."

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