Primaire de la droite : NKM joue la modernité face aux "idées de 1997 ou 2005" de ses concurrents

PRIMAIRE DE LA DROITE ET DU CENTRE

Toute L'info sur

Fillon candidat de la droite pour 2017

PRÉSIDENTIELLE - A trois semaines du premier tour de la primaire de la droite et du centre, Nathalie Kosciusko-Morizet ne décolle pas dans les sondages. Mais elle continue de défendre ses idées, sa droite "moderne", et de fustiger ses adversaires qui jouent "sur les peurs" des Français, comme elle le fait vendredi dans une interview à Valeurs actuelles.

A la peine dans les sondages, Nathalie Kosciusko-Morizet a parfois du mal à exister dans la campagne pour la primaire de la droite et du centre. Seule femme, elle est aussi la seule à défendre une droite qualifiée de "moderne" face à ses adversaires plus conservateurs. Dans une interview publiée vendredi par Valeurs Actuelles, la conseillère de Paris défend sa vision de la droite, son "identité politique". "C’est une vision projetée dans l’avenir, un projet qui a intégré que, pour redresser la France, les idées d’hier et l’absence d’innovations sont nos pires ennemis", déclare-t-elle dans les colonnes de l'hebdomadaire de la droite conservatrice.

Les débats sur la déchéance de nationalité, le droit du sol, le regroupement familial, le burkini : "pour quel résultat ?"

"La plupart de mes concurrents appartiennent à une droite de conservation, qui joue sur les peurs et se rassure dans le confort des racines", explique l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy, qui n'approuve pas que le débat politique se concentre sur les questions de l'islam et de l'identité nationale. "Regardez ce qui s’est passé depuis un an. Nous avons eu le débat sur la déchéance de la nationalité, dont j’ai dit d’emblée qu’il ne servirait à rien. Puis celui sur le droit du sol, ainsi que sur le regroupement familial, qui représentent une part tout à fait modeste de l’immigration. Puis celui sur le burkini. Pour quel résultat ?" "La droite que je défends est une droite de progrès, de mouvement. Elle ne se définit pas par l’exclusion et veut rassembler." "Je suis intimement convaincue que nous ne pourrons redonner à notre pays la place qui est la sienne avec les idées de 1995 ou 2007, mais en osant la radicalité de celles de 2025."

Les préoccupations des Français "ce n’est pas les Gaulois ou le burkini, ni la question identitaire ou sécuritaire"

Ces positions "modernes" défendues par Nathalie Kosciusko-Morizet lui valent souvent d'être taxée de "bobo", qui parle plus aux élites qu'à la "Frande d'en bas". "J’ai passé beaucoup de temps dans des communes rurales, j’ai rencontré beaucoup de maires ruraux. Leur première préoccupation, ce n’est pas les Gaulois ou le burkini, ni la question identitaire ou sécuritaire, c’est la fibre optique ou la 4G, répond-elle. Ils se demandent comment faire pour que leur village soit connecté et puisse attirer de l’emploi, des commerces. Ces deux mondes, ces deux France, ne sont ni déconnectés ni irréconciliables."

En vidéo

NKM après le débat : "Des thématiques vraiment importantes n'ont pas été abordées comme l'Éducation"

Lire et commenter