Sarkozy tacle NKM et rend hommage à Chirac

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PRIMAIRE DE LA DROITE - En meeting à Neuilly ce lundi soir, Nicolas Sarkozy n’a pour une fois pas réservé ses seules critiques à François Bayrou. Il a taclé son ancienne porte-parole, aujourd’hui rivale, Nathalie Kosciusko-Morizet. A noter également un hommage appuyé à Jacques Chirac, deux jours après que le maire de Bordeaux a reçu le soutien de Claude, la fille de l’ancien président.

Les meetings s’enchaînent et Nicolas Sarkozy continue à pilonner François Bayrou. A moins de deux semaines du premier tour de la primaire de la droite, il a réitéré, ce lundi soir à Neuilly-sur-Seine, ses critiques contre le leader du MoDem, dont le soutien à Alain Juppé est devenu le principal objet de discorde entre écuries rivales.


François Bayrou, honni des sarkozystes depuis son vote en faveur de François Hollande en 2012, soutient de longue date Alain Juppé en vue de la primaire mais se dit libre de se déclarer lui-même candidat à la présidentielle si l'investiture de la droite devait revenir à Nicolas Sarkozy.

"Qu'avons-nous de commun avec lui ? Rien !"

Lors d'un meeting dans son ancien fief, l'ex-président a passé en revue les figures imposées de ses discours, à commencer par la défense d'une "alternance forte" par opposition à l'"alternance molle" incarnée selon lui par son principal rival dans la course à l'investiture présidentielle. Avant d'entamer un réquisitoire contre le maire de Pau. "Je n'ai aucun problème personnel avec qui que ce soit, et notamment pas avec M. Bayrou. Pourquoi lui en voudrais-je ? Voilà un homme qui s'est présenté trois fois (à l'élection présidentielle, ndlr) et qui n'a jamais été qualifié pour le deuxième tour", a-t-il ironisé.


"Nous avons des désaccords de fond. Il veut la régularisation des sans-papiers. Quel contrat de gouvernement allons-nous faire avec lui ?", a encore déclaré Nicolas Sarkozy. "Qu'avons-nous de commun avec lui ? Rien", a insisté l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine, donné perdant au second tour, le 27 novembre, par tous les instituts de sondage, parfois avec plus de vingt points d'écart au second tour.


Se posant en "porte-parole du peuple de France", il a dit sentir "monter un ras-le-bol généralisé d'une France silencieuse, pourtant  majoritaire, qui n'en peut plus d'entendre ce qu'elle entend à longueur de  radio et de voir ce qu'elle voit à longueur d'émission de télévision". Il est revenu notamment sur le sujet des menus de substitution dans les  cantines, suggérant une nouvelle fois de proposer une "double-ration de frites"  pour les écoliers qui ne mangent pas de porc.

Une pensée pour Jacques Chirac

Mais François Bayrou n’a pas été la seule cible de Nicolas Sarkozy lors de ce meeting. L’ancienne ministre Nathalie Kosciusko-Morizet, dont son échange musclé avec l’ancien chef de l’État a été un temps fort du deuxième débat de la primaire de la droite, a dû avoir les oreilles qui sifflent. "L'autre jour au débat j'ai entendu une candidate, sympathique au demeurant. 'Il faut demander l'avis des gens !' Oui, et bien si à chaque fois que tu prends une décision, tu demandes l'avis des gens, tu ne prendras pas beaucoup de décisions, crois-moi !" a lancé l’ex-locataire de l’Élysée.

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Primaire de la droite : Sarkozy tacle NKM

Une fois n’est pas coutume, Nicolas Sarkozy a par ailleurs évoqué son amitié avec Jacques Chirac. "J’ai eu des désaccords avec Jacques Chirac mais il a beaucoup compté dans ma vie politique. […] J’ai été d’autant plus ami avec Jacques Chirac quand il était faible et quand il est parti", a-t-il déclaré. Une pensée qui ne doit rien au hasard, il y a deux jours, Alain Juppé a reçu le soutien de Claude Chirac, la fille de l’ancien président. 

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Sarkozy rend hommage à Jacques Chirac

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