VIDÉO - "Lobbies sionistes" : Poisson sauve sa place mais rentre dans le rang

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VOLTE-FACE - Après avoir présenté ses excuses pour ses propos sur les "lobbies sionistes" qui soutiennent Hillary Clinton, Jean-Frédéric Poisson a renoncé à participer à un meeting organisé par Robert Ménard.

Jean-Frédéric Poisson serait-il en train de s’assagir ? Vivement critiqué depuis plusieurs jours pour des propos jugés antisémites et sa proximité avec l’extrême-droite, le président du Parti chrétien-démocrate et candidat à la primaire de la droite pour la présidentielle de 2017 met de l’eau dans son vin. Pour Thierry Solère, président de la commission d'organisation de la primaire, "l'incident est clos".

"La proximité d’Hillary Clinton avec les super-financiers de Wall Street et sa soumission aux lobbies sionistes sont dangereuses pour l’Europe et la France". Jean-Frédéric Poisson a mis sa candidature à la primaire de la droite en danger il y a tout juste une semaine en suscitant l’indignation, entre autres, de ses concurrents. Nathalie Kosciusko-Morizet a saisi la Haute autorité à la primaire. Quant à Jean-François Copé, il a estimé son maintien dans la primaire "compliqué (…) s’il ne (corrigeait) pas ses propos intégralement".

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Des excuses et sa participation à un meeting avec Ménard et De Villiers annulée

Alors que la commission d’organisation de la primaire de la droite qui se tient ce mercredi doit mettre à l’ordre du jour la question de son exclusion, le candidat du PCD semble faire le nécessaire pour éviter cette sanction. "Je vois bien que les propos que j’ai prononcés ont provoqué de l’inquiétude et de la peur chez des membres de la communauté juive en France. Je leur demande pardon pour ça parce que ce n’était pas mon intention de blesser", s’est-il excusé, sans pour autant retirer ses propos.

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Jean-Frédéric Poisson est même allé plus loin pour montrer sa bonne volonté à la commission, en annulant sa participation à un meeting organisé par Robert Ménard prévu le 12 décembre. Une demande émanant du clan Sarkozy, à en croire les informations du "Canard Enchaîné" du jour, qui aurait lourdement insisté pour maintenir le candidat dans la course. Le député renonce ainsi à s’afficher au côté du sulfureux maire de Béziers, mais aussi de Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France. Le meeting doit réunir des figures de la droite dure et de l’extrême-droite, pour échanger sur les thèmes de "la souveraineté, l’identité, la liberté" et d'une "union des droites".

L'incident est clos et la campagne continueThierry Solère

Les actes ont semble-t-il porté leurs fruits, puisque Thierry Solère, président de la commission d’organisation de la primaire de la droite, a expliqué ce midi sur LCI que l'"incident" était "clos". "La campagne de la primaire continue", a-t-il ajouté au sortir d'une réunion de la commission où Jean-Frédéric Poisson s’est exprimé. 

Une proximité avec le FN toujours ambiguë

En mai dernier, la révélation du débat de la primaire avait déjà été ciblé pour sa proximité avec l’extrême-droite, lorsqu’il avait expliqué se sentir plus proche de Marion Maréchal-Le Pen que de Nathalie Kosciusko-Morizet. Interrogé ce lundi par Lyon People, il a persisté, en reconnaissant qu’il hésiterait s’il avait à choisir entre Alain Juppé et Marine Le Pen au deuxième tour de la présidentielle. "On verra, a-t-il indiqué. Plus je vois évoluer Alain Juppé, plus je me dis que le projet de société multiculturelle qui a mis la France par terre est décidément à côté de la plaque". Avant de conclure : "Il peut se passer beaucoup de choses en six mois".

Décidément, Jean-Frédéric Poisson a encore des progrès à faire pour plaire à ses partenaires de la primaire…

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