VIDÉO – Primaire de la droite et du centre : Alain Juppé a-t-il fait une bonne campagne ?

PRIMAIRE LE DÉBAT – À la veille du premier tour de la primaire de la droite et du centre, nous revenons sur la campagne d’Alain Juppé. En tête dans les sondages depuis de longues semaines, la victoire lui semblait promise. Mais la remontée de François Fillon vient rebattre les cartes.

En tête dans les sondages depuis plusieurs mois, Alain Juppé est incontestablement le favori de la primaire de la droite et du centre. Mais sera-t-il vraiment le gagnant de ce scrutin inédit organisé par la droite ? Depuis deux ans, le maire de Bordeaux s'en tient à sa stratégie consistant à battre le rappel des électeurs de droite et du centre, mais aussi des sympathisants désenchantés du Front national et des "déçus du hollandisme". 

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Pour que ce pari fonctionne, il escompte une participation supérieure à deux millions de personnes à la primaire. Mais, dans son entourage, on craint à l'approche du scrutin une démobilisation de l'électorat, qui profiterait mécaniquement à François Fillon ou à Nicolas Sarkozy, fidèle depuis son entrée en campagne au mois d'août à son choix tactique de s'adresser en priorité au noyau dur de la droite. 


Contrairement à l’ancien chef de l’État, qui fustige les élites lors de ses meetings, Alain Juppé explique au contraire qu'il "ne veut pas dresser les élites contre le peuple". "Cliver pour cliver c'est un jeu dangereux", a-t-il lancé mi-novembre en prenant soin de ne citer personne. 

L'ancien Premier ministre de Jacques Chirac a dit se présenter en "homme libre", "sans avoir cédé aux petits marchandages d'arrière cuisine", et veut rassembler "les déçus de 2012 plutôt que de courir derrière le FN" . Et contrairement à François Hollande, "qui a donné le spectacle de l'impréparation et de l'improvisation permanentes", lui "veut être prêt et rester cohérent tout au long du quinquennat". 

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Il entend ainsi "rendre publiques" avant la présidentielle "une loi d'habilitation autorisant le gouvernement à légiférer par ordonnances, avec cinq ou six ordonnances sur des sujets essentiels et urgents, et une loi de programmation fiscale", des projets auxquels ses équipes "travaillent déjà".


Ces mesures très marquées à droite n’empêchent pas les électeurs de gauche de le voir comme le recours contre Nicolas Sarkozy. Et si un certain nombre assurent qu’ils voteront pour lui pour faire barrage à Nicolas Sarkozy, lui reste "droit dans ses bottes" et prétend qu’il mènera une réelle politique de droite. Enfin, s’il est élu, bien sûr… 

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