VIDÉO – Primaire de la droite et du centre : Jean-Frédéric Poisson a-t-il fait une bonne campagne ?

DirectLCI
"L'INCONNU" DE LA PRIMAIRE – À la veille du premier tour de la primaire de la droite et du centre, nous revenons sur la campagne de Jean-Frédéric Poisson. L’ovni de ce scrutin a surtout tenté de jeter des passerelles entre la droite et l’extrême droite.

"Moi, je n'étais pas sur la passerelle du Titanic quand il a sombré le 7 mai 2012". En effet, contrairement à ses six adversaires de la primaire de la droite et du centre, Jean-Frédéric Poisson n’a pas eu de responsabilité politique lors du précédent quinquennat. Ce qui lui confère une certaine particularité dans ce scrutin. Et ce n’est pas la seule.

Lire aussi

Successeur de Christine Boutin à la tête du PCD (Parti chrétien-démocrate), une formation alliée au parti Les Républicains, il a à ce titre été dispensé de parrainages. Le député des Yvelines, opposant notoire à la loi sur le mariage pour tous, a presque fait figure d’ovni dans cette campagne. Sa proximité idéologique avec Marion Maréchal-Le Pen l’a marginalisé encore davantage.


Docteur en philosophie et titulaire d'un Master de Droit social, l’ex-maire de Rambouillet (fonction à laquelle Jean-Frédéric Poisson avait remplacé Gérard Larcher lorsque celui-ci était entré au gouvernement de Jean-Pierre Raffarin), il est fin 2015 devenu président de la mission d'information "portant sur les moyens dont bénéficie l'organisation terroriste Daech (Etat islamique)", créée par l'Assemblée nationale.

Condamné à jouer les seconds rôles

Ses propos sur "la proximité d'Hillary Clinton avec les super financiers de Wall Street et sa soumission aux lobbies sionistes" ont provoqué une polémique. A deux doigts d’être disqualifié, il s'est finalement excusé.


En avril dernier, il confiait vouloir "faire une campagne numérique à la Donald Trump" et dénonçait "la faiblesse idéologique de la droite française". Mais contrairement au milliardaire américain, sa campagne n’a jamais vraiment décollé. 


Grâce aux débats télévisuels, sa notoriété a certes fortement progressé. Mais cela ne s’est guère traduit en intentions de vote. Condamné à jouer les seconds rôles dans cette campagne, il aimerait au moins atteindre les 5%. Mais selon les sondages, il lui sera bien difficile de franchir cette barre symbolique.

Lire aussi

En vidéo

"Tu seras Poisson, mon fils !" Le député des Yvelines a appris très jeune à rire de son patronyme

En vidéo

Vidéo. Jean-Frédéric Poisson, son CV politique

Plus d'articles

Lire et commenter