Antiterrorisme : ces textes que Hamon a bien votés, malgré ce que dit Valls

SÉCURITÉ - Arrivé second au premier tour de la primaire de la gauche, Manuel Valls ne cesse de taper sur le programme et les positions de son concurrent Benoît Hamon qu'il accuse de ne "pas avoir voté" tous les textes concernant la sécurité.

Invité sur le plateau du JT de 20h de TF1 lundi, l'ancien Premier ministre  s'est positionné comme le candidat de "la sécurité"  face à un Benoît Hamon dont le projet "sème", à ses yeux, "le sable et les illusions". Manuel Valls a également profité de son passage à l'antenne pour reprocher à son concurrent le fait de ne "pas avoir voté" certaines lois antiterroristes lors de son quinquennat.  


"Hamon […] n’a pas voté toute une série de textes en faveur de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme. Moi, je défends l’autorité, la sécurité, parce que l’insécurité touche les plus modestes et les plus faibles de notre société", a-t-il affirmé. Mais dans les faits, quels sont ces textes que l'élu des Yvelines n'aurait pas défendus ?  

Deux textes non votés, plusieurs désertés, pour six votés

Comme l'ont expliqué Les Décodeurs du Monde qui ont épluchés les votes de Benoît Hamon dès septembre 2014, après la fin de ses différents mandats de ministre, ce dernier aurait voté en faveur de six mesures ou projets de loi en lien avec la sécurité et l'antiterrorisme. On compte ainsi son vote lors de la réforme de l'asile (2014), la prolongation de l'intervention des forces armées en Irak (2015), l'ensemble du projet de loi relatif au renseignement (2015), la prolongation de l'état d'urgence (2015), celle de l'engagement des forces aériennes au dessus du territoire syrien (2015) et l'ensemble du projet de loi de modernisation de la justice (2016).


A noter : le défenseur du revenu universel a voté "contre" l'ensemble du projet de loi constitutionnelle de protection de la Nation (2016) et s'est abstenu lors du projet de loi de lutte contre le terrorisme en 2016.

Un état d’urgence qui dure éternellement n’a pas de sensBenoît Hamon

Benoît Hamon contre l'état d'urgence ? Face aux accusations dans ce sens de la part de Loubna Meliane, un soutien de Manuel Valls, le porte-parole de l'élu des Yvelines, Alexis Bachelay a soutenu, ce lundi sur BFMTV, qu'il s'agissait d'un "mensonge". "Benoît Hamon a voté l'état d'urgence, nous l'avons tous voté", a-t-il lâché. Dans les faits, l'élu avait effectivement voté pour l'état d'urgence en novembre 2015, après les attentats qui ont touché Paris. Pour autant, absent ou contre, il n'avait pas voté pour sa prolongation en décembre, en juillet et février 2016. 


Un choix de cohérence, Benoît Hamon ayant toujours montré sa réserve face à  cette mesure. "Un état d’urgence qui dure éternellement n’a pas de sens", avait-il confié dans un entretien au Monde au début du mois de janvier. "Je pense aussi qu’on peut envisager, à court terme, d’en finir avec l’état d’urgence, dès lors que les lois antiterroristes et renseignement permettent à la police et à la justice d’agir plus efficacement". Une vision à l'opposé de celle de Manuel Valls sur le sujet, qui promet de vifs échanges lors du débat de ce mercredi.

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