Débat de la primaire à gauche : quels enjeux pour les 7 candidats ?

Débat de la primaire à gauche : quels enjeux pour les 7 candidats ?
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DERNIÈRE LIGNE DROITE - A trois jours du premier tour, les sept candidats s'affrontent jeudi, à partir de 20h55, à l'occasion d'un ultime débat télévisé. L'occasion pour chacun de se faire connaître un peu plus des Français, de clarifier certaines propositions et surtout de mettre sur le tapis les polémiques lancées ces derniers jours par meetings interposés.

A quoi va servir le troisième et dernier débat avant le premier tour de la primaire ? "A marquer des points", bien sûr, comme le soulignait Arnaud Montebourg à l'issue du second débat, dimanche dernier. Mais encore faut-il trouver les ressources pour marquer ces fameux points qui feront la différence dimanche. Les sept candidats, qui ont vécu une campagne en accéléré et auront finalement eu peu d'occasion de détailler leurs propositions devant le grand public, tentent coûte que coûte de se démarquer lors de leurs meetings et sur les plateaux de télévision. 


Le débat sur France 2 et Europe 1 apparaît donc comme une ultime occasion de capitaliser sur son nom, dans le contexte très incertain de la participation de l'électorat de gauche à cette primaire. Que peuvent en attendre les sept candidats ?

Laver le linge sale en famille

Après un premier débat assez policé, un second plus tendu mais sans grande prise de bec, cette dernière rencontre pourrait être la plus clivée de la campagne. En effet, l'approche du premier tour et l'absence de leadership dans les enquêtes d'opinion a conduit, ces derniers jours, les principaux candidats à sortir l'artillerie lourde contre leurs principaux concurrents. 


Vincent Peillon, outsider du scrutin, est le premier à avoir opté pour cette stratégie offensive, attaquant tantôt Benoît Hamon sur son revenu minimum universel et son "49.3 citoyen", tantôt Manuel Valls sur les questions de laïcité. Mais cette semaine, c'est surtout la querelle entre Benoît Hamon et Manuel Valls sur plusieurs sujets (loi Travail, laïcité, cannabis, fiscalité) qui a rythmé la campagne et pourrait trouver un épilogue jeudi soir, face-à-face, à condition qu'ils ne cherchent pas, comme précédemment, à s'esquiver. Sans oublier le duel larvé entre Hamon et Montebourg, dans leur quête respective de l'électorat à gauche de la gauche. 

Clarifier leurs propositions

La soirée devrait aussi permettre aux sept candidats de clarifier certaines propositions sujettes à polémique, ou incomprises selon eux. L'émission réserve d'ailleurs une "carte blanche" d'une minute à chacun d'entre eux pour s'expliquer. Mis en cause sur son revenu universel d'existence et son "49.3 citoyen", Benoît Hamon pourrait en profiter pour détailler ces mesures.


Manuel Valls, lui, pourra par exemple revenir sur son projet de défiscalisation des heures supplémentaires, une mesure polémique initiée par Nicolas Sarkozy mais supprimée par la gauche au pouvoir. Arnaud Montebourg, attaqué sur le financement de son plan de relance à 24 milliards, aura l'occasion, éventuellement, de donner plus de précisions sur ce sujet. 

Se faire connaître

Le dernier débat est évidemment, là encore, l'occasion pour les sept candidats de se faire connaître des Français dans l'optique du scrutin de dimanche, mais aussi de la présidentielle. Si Manuel Valls est bien connu, après cinq ans au gouvernement, Vincent Peillon, député européen, était hors du paysage politique national depuis son départ du ministère de l'Education il y a deux ans. Sylvia Pinel (PRG), ainsi que les écologistes François de Rugy et Jean-Luc Bennahmias, auront tout à gagner à se faire connaître dans le cadre d'un débat de deux heures sur la chaîne publique. 

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