De Rugy, Bennahmias, Pinel... qui sont les petits candidats ?

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ET NOUS ALORS ? Parmi les sept candidats à la primaire du PS, Jean-Luc Bennahmias, François de Rugy et Sylvia Pinel étaient les trois figures les moins connues. Leur rôle ? Tenter d'exister au milieu des quatre poids lourds. Et porter l'idée du rassemblement de la gauche en 2017.

Sylvia Pinel, François de Rugy et Jean-Luc Bennahmias. Pour qui ne suit pas avec attention la vie politique française, des noms difficiles à reconnaître. Mais les trois "petits" candidats à la primaire organisée par le Parti socialiste ont bénéficié des deux premiers débats pour se faire un nom sur la scène présidentielle. Sans illusion, mais avec une idée en tête : oeuvrer pour le rassemblement de la gauche, aussi "irréconciliable soit-elle". Présentation : 

Sylvia Pinel

Plus jeune candidate, seule femme candidate, ancienne ministre du Logement et présidente du plus vieux parti de France, le Parti radical de gauche : le CV de Sylvia Pinel en fait le poids-lourds des "petits Poucets" de la primaire de la Belle alliance populaire. Sa candidature n'avait rien d'évident au départ. Ce n'est qu'après l'abandon de François Hollande et la candidature de Manuel Valls qu'elle abandonne sa candidature hors-parti. Très discrète lors des deux débats, elle tient une ligne proche de celle de Manuel Valls et François Hollande, dernière défenseure du bilan du PS ces cinq dernières années. 

Pro-légalisation du cannabis, défenseure de la procréation médiale assistée et pourfendeuse des inégalités hommes-femmes, Sylbia Pinel entend aussi réunir les gauches en vue de la présidentielle : "Je regrette la division de la gauche et les ambitions personnelles. Nous avons besoin de nous rassembler."

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François de Rugy

S'il n'en reste qu'un, ce sera (presque) lui. François de Rugy est de ces écologistes qui n'ont pas claqué la porte du gouvernement et de la majorité gouvernementale en compagnie de Cécile Duflot et d'autres élus Europe-Ecologie Les Verts, dont il a dénoncé la "dérive gauchiste". Une loyauté pas récompensée par un ministère, mais par la vice-présidence de l'Assemblée, dont il a hérité après l'affaire Baupin.

Le problème de François de Rugy : exister en tant qu'écologiste alors que la problématique environnementale est prise en compte dans les programmes de certains concurrents, notamment Benoît Hamon. Pas de quoi décourager celui qui a trouvé ses marques lors du deuxième débat et compte des soutiens y compris au PS : "Plus il y aura de voix sur ma candidature, plus l'écologie pèsera". Mais il ne s'envisage pas au second tour. Au micro de TF1, il confie ainsi : "J'irai voir les deux finalistes et je leur dirai : 'Voilà ce que j'ai défendu, que voulez-vous reprendre ?' Et ensuite, je donnerai ma préférence."

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Jean-Luc Bennahmias

Peu ou pas connu au bataillon, l'ancien député européen est pourtant un routard de la politique. Ancien des Verts et du Modem, il a fondé l'Union des démocrates et écologistes, mouvement écologiste de centre-gauche, très favorable au gouvernement. En dehors de ses propositions, c'est surtout l'attitude de Jean-Luc Bennahmias qui lui a valu une notoriété lors des deux débats.

Blague vaseuses sur Ségolène Royal, aveu en direct sur sa consommation de cannabis, envolées régulières contre les journalistes et méconnaissance de la partie web de son programme... Jean-Luc Bennahmias, qui tire un bilan nuancé de la présidence Hollande, n'a pas laissé indifférent lors des deux premières confrontations. La troisième s'annonce comparable. Après tout, n'a-t-il pas dit qu'il voulait profiter de "l'exposition médiatique des trois débats" ?

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