Et Donald Trump s'invita à la primaire (et provoqua un clash entre Peillon et Valls)

CLASH - Le principal accrochage entre Vincent Peillon et Manuel Valls s'est déroulé lors d'un échange autour de Donald Trump et de son attitude vis-à-vis de l'Europe. "Il a déclaré la guerre à l'Europe", soutient Manuel Valls. Une expression qui a irrité son adversaire.

Le président américain Donald Trump a-t-il "déclaré la guerre à l'Europe" ? C'est en tout cas ce que disait Manuel Valls il y a trois jours après les propos polémiques du milliardaire sur l'avenir de l'Europe après le Brexit qu'il soutient. 


Une formule fortement contestée ce jeudi soir par Vincent Peillon, qui a engagé un bras-de-fer inattendu avec l'ancien Premier ministre. Pour le député européen, on ne peut "certainement pas" utiliser cette expression. "La France a une politique, nous ne lui faisons pas la guerre. Nous avons des intérêts à défendre", a-t-il tancé. Habile, Vincent Peillon en a même profité pour harponner au passage Arnaud Montebourg, celui qui voulait "casser la vaisselle" dans l'Union européenne. Une forme de leçon de diplomatie adressée à ses deux concurrents. 

Le coup de "l'homme du passé"

Une leçon qui n'a manifestement pas plu à Manuel Valls. Qui a fait à son interlocuteur le coup de l'homme du passé. "Quand on regarde le monde, on ne peut pas le regarder avec le monde d'hier", a lancé l'ex-chef du gouvernement à Vincent Peillon. "Ne retombons pas dans l'idée que le monde ne change pas." Puis, après un nouvel échange, il ajoute : "Vincent Peillon ressemble parfois à l'un de mes vieux professeurs..." Ce qui, forcément, fait mouche puisque Vincent Peillon est un universitaire. 


Une séquence originale qui rappelle, bien sûr, ce moment culte du débat de la présidentielle de 1981 entre François Mitterrand et Valéry Giscard d'Estaing : "Je ne suis pas votre élève, et vous n'êtes pas mon professeur". 

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