Ecole, enseignement supérieur, recherche : l'ancien ministre Peillon dévoile son programme

PRIMAIRE PARTI SOCIALISTE
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PROGRAMME - Vincent Peillon a été ministre de l'Education nationale de François Hollande de 2012 à 2014. Aujourd’hui candidat à la présidentielle via la primaire de la gauche, que propose-t-il à ce sujet ?

On ne se présente pas "à la place" de François Hollande sans en assumer une bonne partie du bilan. Dans son programme, disponible sur son site internet, Vincent Peillon se dit sans surprise fier d’avoir pris part au "redressement éducatif de la France" au cours du dernier quinquennat, "en faisant adopter par l’ensemble de la gauche la loi de refondation de l’Ecole de la République". Il pense qu’il faut maintenant poursuivre cet effort, et fait plusieurs propositions en ce sens.

Tout d’abord, il souhaite mettre l’accent sur le cycle primaire, moins doté en investissements. Il prône aussi la mixité sociale dans les établissements, en demandant à l’enseignement privé d’y prendre part. Vincent Peillon, à l’école comme ailleurs, veut "donner plus à ceux qui ont moins" : en accueillant les moins de trois ans en classe, en redistribuant les moyens pour favoriser la réussite des établissements les plus en difficulté. Les enseignants des Zones d'éducation prioritaire, en grève ce mardi matin, apprécieront. Il souhaite aussi mieux étaler le temps scolaire tout au long de l’année. 

A propos des enseignants, pour une école plus performante, le candidat estime qu’il faut améliorer leur formation initiale et veiller à "la revalorisation des carrières des personnels". En revanche il ne parle pas, comme Manuel Valls, de revaloriser leurs salaires. 

Recruter 8000 professeurs dans l'enseignement supérieur

En ce qui concerne l’enseignement supérieur, Vincent Peillon veut en faire une "priorité". Il souhaite mettre en place un "plan de rattrapage" permettant de recruter 8000 enseignants supplémentaires au cours du quinquennat.


Pour la recherche, l’ancien ministre propose d’augmenter de manière continue le budget de l’Agence nationale de la recherche (ANR) sur cinq ans, soit 100 millions d’euros par an. Pour coordonner et subordonner tout ça, Vincent Peillon appelle de ses vœux la création d’un ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche de plein exercice.

En vidéo

JT 20H - Vincent Peillon et Manuel Valls présentent leurs programmes

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