Interview surréaliste de Bennahmias avant le deuxième débat de la primaire

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CANNABIS - Le candidat à la primaire à gauche a livré une interview pour le moins décontractée dimanche soir, quelques minutes avant le début du deuxième débat télévisé.

Il est formel : il n'avait pas fumé de joint "ce soir". Pourtant, l'élocution de Jean-Luc Bennahmias (UDE) était quelque peu confuse dans les loges 30 minutes avant le début du débat TV de la primaire de la gauche du 15 janvier. Sur BFMTV, l'écologiste était en effet particulièrement détendu - certes comme il l'avait promis pour ce second round pour rattraper un premier débat où il se fit remarquer par sa véhémence. 

Interrogé sur sa méthode de préparation, il tente ce dimanche, visiblement ailleurs : "Eh bien, on réfléchit à peu près à toutes les questions qu'on peut nous poser. Mais à la fois, on essaie de garder - tout en étant concentré -, une déconcentration... heu... comment dire ? Heu... pouf"... "Une décontraction ?", propose le journaliste. "Disons que je n'arrive pas à répondre à des questions quelques minutes avant le débat : ça évite la concentration, vous voyez, je viens de le montrer", justifie-t-il.

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Pas de joint "ce soir"

Peut-être s'est-il ensuite fait rappeler à l'ordre voire chambrer par ses pairs après cette interview étrange. Comme un clin d'oeil, celui qui est un fervent défenseur de la dépénalisation du cannabis a ensuite promis pendant l'émission qu'il n'en avait pas fumé "ce soir".  

"40 ans d’hypocrisie au niveau des milliers de personnes dans les stades de football et de rugby, où des milliers de personnes fument. On peut toujours faire l’autruche. Continuer la prohibition n’a pas réussi. Je pense que nos forces de l’ordre, notre justice, ont autre chose à faire que de s’occuper de petits dealers et de petits fumeurs", venait-il de plaider avant de rassurer l'ex-Premier ministre. "Mais - Manuel, ne t’inquiète pas ! -, je souhaite l’interdiction aux moins de 18 ans, comme pour l’alcool et le tabac, car c’est dangereux. L’addiction, c’est dangereux". "Il faut que les jeunes apprennent", a-t-il résumé. 

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