La primaire de la gauche "c'est OK Corral", lance Emmanuel Macron

CHOIX - Dans une interview accordée au "Journal du Dimanche", Emmanuel Macron a confirmé son intention de ne pas prendre part à la primaire de la gauche les 22 et 29 janvier prochains.

La primaire de la gauche programmée les 22 et 29 janvier prochains ? Très peu pour lui... Dans un entretien paru dans le JDD ce dimanche, Emmanuel Macron a réaffirmé son intention de ne pas participer à cet exercice démocratique particulièrement attendu au début de la nouvelle année. Une décision qu'il justifie par son désir de ne pas "s'enfermer dans des querelles de clans, quand on prétend présider aux destinées d'un pays". Selon le leader du mouvement En Marche, l'exercice de la primaire n'a d'ailleurs rien d'un juge de paix. "La recette de la primaire, on la connaît : ça fait de la mauvaise cuisine et les Français ne veulent plus en manger". Pour l'ancien ministre de l'Economie, "la vraie compétition démocratique, c'est le premier tour de la présidentielle".


La voie laissée libre par François Hollande, une explication de texte et un débat d'idées étaient attendus entre Emmanuel Macron et ses rivaux de la gauche, mais il n'en sera rien. Et d'après l'ancien ministre, en l'état actuel des choses aucun des candidats ne serait en mesure d'atteindre le second tour de la présidententielle. "La gauche est éliminée du second tour depuis dix-huit mois ! Quand bien même cette primaire se passerait bien, le vainqueur n'y arriverait pas. Si Arnaud Montebourg sort de la primaire, vous pensez que Valls le soutiendra ? Si Manuel Valls gagne, pensez-vous que les soutiens d'Arnaud Montebourg ou de Benoît Hamon iront derrière lui ?", interroge Macron pour qui "cette primaire, c'est OK Corral". Un bon vieux Western en somme...

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Offensif, le leader d'En Marche va même jusqu'à affirmer que cette primaire particulièrement attendue ne serait pas exactement la primaire de la gauche. "Les Verts comme les radicaux en sont sortis ! Ce n'est donc que la primaire du Parti Socialiste". Une "Primaire du Parti Socialiste" qui finalement "n'est rien d'autre qu'un congrès qui ne veut pas dire son nom".


Qu'il soit organisé à gauche ou a droite, l'exercice n'a manifestement pas les faveurs d'un Emmanuel Macron qui relativise également le succès de la primaire de la droite remportée par François Fillon le 27 novembre dernier. "C'est un succès en trompe-l'oeil, juge-t-il. La primaire construit des compromis d'appareil mais ne permet pas d'installer une cohérence politique". Prédisant au passage les difficultés que rencontrerait François Fillon à mettre son programme en oeuvre, du fait d'une éventuelle majorité parlementaire hétérogène à droite.

"Plusieurs centaines" de parrainages

"Sans doute" rebelle comme il le confie lui-même, Emmanuel Macron reconnaît avoir "eu des désaccords stratégiques" avec François Hollande, du temps où il faisait partie de son gouvernement. Tout en assurant n'avoir "jamais manqué de respect au président de la République". Candidat - surprise - à la présidentielle, l'ancien ministre avance "à visage découvert. Tout le contraire des tireurs couchés". Tireurs couchés qu'il prend bien soin de ne pas nommer dans son interview accordée au JDD.


Arrivant "avec une offre claire", selon ses dires, le candidat Macron se dit "confiant" quant à l'obtention des parrainages d'élus pour la présidentielle. "J'en ai déjà plusieurs centaines, je ne vais pas faire de faux suspense sur le sujet". Contrairement au résultat de la primaire de la gauche, la présence d'Emmanuel Macron au premier tour de la présidentielle semble moins incertaine...

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