Macron sur Valls et la primaire PS : "Les chicayas de clans de m'intéressent pas"

Macron sur Valls et la primaire PS : "Les chicayas de clans de m'intéressent pas"

PAS CONCERNE - Interrogé par LCI en marge de sa rencontre avec les jeunes centristes de l'UDI, Emmanuel Macron s'est dit "pas concerné" par la primaire organisée à gauche. Il préfère parler de son projet.

Le PS a beau tendre la main à Emmanuel Macron pour qu'il revienne dans le giron de sa primaire, cela semble mal parti. L'ex-ministre de l'Economie, qui rencontrait mercredi soir les jeunes UDI ralliés à sa cause (et parfois suspendus de leur formation politique pour cette raison), a montré qu'il n'entendait pas du tout se positionner dans la rude bataille interne qui s'annonce à gauche. 

Interrogé par LCI, le plus jeune des candidats à l'élection présidentielle (38 ans) a écarté toute vélléité d'affronter Manuel Valls, ex-Premier ministre et candidat à la primaire de janvier. En quelques mots, il réduit à néant toute tentative du PS de le convaincre de participer à son scrutin : 

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2017 : la bataille de la gauche

Je ne suis pas concurrent à la primaire du PS. Je m’occupe du projet pour mon pays, au-delà de clivages qui pour partie sont artificiels, ou des chicayas de clans qui ne m’intéressent pas.- Emmanuel Macron

Adoubé par des militants centristes

Des "chicayas de clans"... Voilà qui plaira à Manuel Valls, celui qui veut "unir la gauche", à Arnaud Montebourg ou encore à Vincent Peillon, qui pourrait se lancer dans la bataille de la primaire cette semaine. Emmanuel Macron rejoint d'une certaine façon Jean-Luc Mélenchon, qui opposait mercredi une fin de non recevoir à toute tentative d'approche socialiste : "Il faut se tenir le plus loin possible de la scène du naufrage du PS", écrivait-il sur son blog. "Elle aspirera vers le fond tout ce qui l’approchera."

Pour le reste, Emmanuel Macron a passé une soirée en immersion auprès de jeunes centristes de l'UDI qui ont franchi le Rubicon pour rejoindre son mouvement En Marche, se reconnaissant davantage dans le projet de l'ancien patron de Bercy que dans celui du candidat de la droite, François Fillon

Devant un auditoire conquis, l'ancien conseiller de François Hollande a rendu hommage à ces militants "dont certains ont subi des pressions, ont été punis"... "J'ai vécu la même chose", plaisante-t-il, estimant que "les idéaux sont plus importants que les manoeuvres" des partis. Et de promettre : "Vous pouvez rester à l'UDI et adhérer à En Marche. Nous ne sommes pas un mouvement disciplinaire, nous sommes un mouvement de transformation du pays". 

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