Manuel Valls giflé à Lamballe : que sait-on du suspect ?

Manuel Valls giflé à Lamballe : que sait-on du suspect ?

#GIFLEGATE - On en sait un peu plus sur le profil du jeune homme auteur d'une baffe à l'attention de l'ancien Premier ministre, ce mardi à Lamballe. Né en juillet 1998, il aurait revendiqué son appartenance au "comité patriote breton", un mouvement régionaliste.

Si l'on s'interroge encore sur les motivations du jeune homme auteur d'une légère gifle à l'attention de Manuel Valls, alors que ce dernier était en déplacement de campagne mardi à Lamballe (Côtes-d'Armor) en compagnie de Jean-Yves Le Drian, son profil semble s'établir. Un reportage de "Quotidien" permet toutefois d'entendre l'auteur de la gifle l'asséner en même temps qu'il déclare : "Ici, c'est la Bretagne". 

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"Extrême droite bretonne" ou "régionaliste" ?

Originaire de la région, Nolan L. est né en juillet 1998 et est donc à peine majeur. D'après les gendarmes, il leur a confié appartenir au "comité patriotique breton". Un comité sur lequel une première recherche sur internet ne nous apprend pas grand chose. Du côté du candidat, l'entourage a assuré à LCI que le jeune homme est membre de "l'extrême droite bretonne", ce que n'avaient pas encore confirmé son audition par les gendarmes, dont il est toutefois ressorti un "ancrage régionaliste".

Selon nos informations, il est bien identifié comme un indépendantiste breton et fiché comme "étant susceptible de troubler la sécurité publique". Un profil qui le différencie donc de l'auteur de l'"enfarinade", le 22 décembre à Strasbourg, qui avait vertement reproché à Manuel Valls son usage multiple du 49.3.

Joint par Le Parisien, le père du gifleur a réfuté le terme d'"agression" pour qualifier le geste de son fils : "Une forme de rébellion, il n'y a pas de haine. Ce n'est pas un gamin méchant. Je pense que c'est la proximité avec Manuel Valls qui a fait qu'il est passé à l'acte. Je sais que le système actuel ne lui convient pas".

 

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Violemment maîtrisé par la sécurité de l'ancien Premier ministre, il a ensuite été emmené dans les locaux de la brigade de gendarmerie de Lamballe, qui est chargée de l'enquête, où il a été placé en garde à vue. Une garde à vue qui peut durer 24 heures et est renouvelable une fois. LCI a appris de source judiciaire qu'il était poursuivi pour "violences sans incapacité sur une personne chargée d'une mission de service publique". Il n'avait auparavant eu affaire à la justice que dans le cadre d'une affaire d'usage de stupéfiants, en 2014.

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