Vincent Peillon au 20h de TF1 : "Manuel Valls a blessé beaucoup de gens de gauche"

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2017 : la bataille de la gauche

PRIMAIRE - Invité au journal de 20h de TF1, Vincent Peillon en a profité pour dire tout ce qu'il pensait de ses adversaires dans la primaire de la gauche, ainsi que les candidats de la droite et de l'extrême droite à l'élection présidentielle.

"Manuel Valls a blessé beaucoup de gens de gauche". Alors qu'il était interrogé au 20h de TF1, Vincent Peillon s'en est vivement pris à l'ancien Premier ministre, qui est désormais son adversaire à la primaire de la gauche. Selon lui, ce dernier a "théorisé l'opposition des deux gauches". A ce sujet, l'ancien professeur de philosophie lui reproche sa position sur le burkini ou d'être allé voir Angela Merkel pour lui reprocher d'accueillir trop de réfugiés.

"La gauche dans ses valeurs a été blessée", insiste-t-il. Et Vincent Peillon ne s'arrête pas à Manuel Valls. Pour lui, Arnaud Montebourg et Benoit Hamon, "qui avaient contribué à installer le Premier ministre" ont "tous les jours critiqué le gouvernement" dès qu'ils l'ont quitté. Et c'est bien parce qu'il pensait qu'aucun des trois n'était en mesure selon lui de rassembler la gauche que le député européen a décidé de se présenter à l'élection présidentielle, affirme-t-il.

Je crois François Fillon ne représente pas une espérance- Vincent Peillon

En dehors de son camp, Vincent Peillon a également fait part de son inquiétude au sujet de François Fillon. "Je crois qu'il ne représente pas une espérance", explique-t-il. "On voit qu'(il) s'attaque au pacte commun de tous les Français, le pacte républicain", notamment "sur les questions économiques et sociales", poursuit-il. "Les Français sont attachés à leur service public et ils trouvent que les gens ne doivent pas être soignés en fonction de leurs revenus. Lui, il veut s'attaquer à ça et maintenant à la laïcité", regrette Vincent Peillon. "On va, nous, agir dans le domaine public en fonction de nos confessions ?", s'interroge-t-il.

Quant à Marine Le Pen, l'ancien ministre de l'Éducation nationale la compare à un "chaperon rouge, de plus en plus rouge", qui "cache le grand méchant loup de l'extrême droite", qui est selon lui "toujours la même", c'est à dire "raciste". C'est pourquoi "la gauche doit se ressaisir", estime-t-il. "Je suis candidat parce que la République a un genou à terre, on va le relever".

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