"Concours de beauté" et "hacking" : Thierry Mandon était l'invité de LCI

PRIMAIRE PARTI SOCIALISTE
POLITIQUE - Invité de LCI ce vendredi, le secrétaire d'Etat Thierry Mandon a beaucoup parlé de la primaire de la gauche, mais aussi de ceux qui n'y étaient pas. Notamment Emmanuel Macron, transformé pour l'occasion en "hacker" de la politique française.

"Je ne crois pas qu'on peut hacker la vie politique". Invité de LCI vendredi 9 décembre, Thierry Mandon, secrétaire d'Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la recherche est plutôt sceptique concernant la position d'Emmanuel Macron, candidat à la présidentielle de 2017. "Je ne crois pas qu'on puisse arriver comme ça et puis s'asseoir sur des dizaines, des centaines d'années d'histoire politique et proposer un programme radicalement nouveau", poursuit-il.


Selon lui les électeurs ont besoin de "repères", ce qu'il ne semble pas retrouver chez le leader du mouvement En Marche ! "La politique c'est de l'histoire, c'est des mouvements qui viennent de très loin, des références, des valeurs, dans lesquelles les citoyens peuvent se reconnaître", insiste-t-il, tout en reconnaissant ne pas encore voir "la ligne directrice" et la "cohérence de l'action" du candidat. "Manifestement il veut transformer plein de choses et le pays en a besoin", mais ça ne suffit pas. Il faudrait, selon lui, qu'il intègre ses propositions dans une "histoire". Un mot répété à plusieurs reprises, qui a visiblement toute son importance. 

La primaire n'est pas un concours de beautéThierry Mandon

Interrogé sur la primaire qui se tient à gauche et dont l'ancien ministre de l'Economie a décidé de ne pas faire partie, Thierry Mandon a assuré que ce n'était pas "un concours de beauté" ni un choix de "personnalité" mais avant tout "une sélection d'options". 


Pour lui, la décision va se faire en fonction de la place que le candidat va apporter à la recherche, mais aussi à la volonté de tranformer l'Etat "en profondeur" et à la lutte contre "une globalisation qui n'est plus qu'un commerce effreiné" selon lui. Après avoir soutenu Arnaud Montebourg en 2011, il n'a pas encore souhaité s'exprimer sur sa décision lors de la primaire de janvier 2017. "Le rôle d'un ministre n'est pas de s'égayer dans le soutien à tel ou tel candidat putatif", a-t-il expliqué. 

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