Primaire à gauche : la presse internationale entre surprise et indifférence

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2017 : la bataille de la gauche

REVUE DE PRESSE - Benoît Hamon est arrivé en tête de la primaire de la gauche devant Manuel Valls dimanche soir. Un premier tour scruté par la presse internationale, mais qui n’a pas pour autant déchaîné les passions.

Question de survie ou de prestige ? Le premier tour de la primaire de la gauche était scruté de près par nos voisins étrangers. Des Etats-Unis à la Russie, en passant par l’Allemagne ou l’Italie, tous se sont fait écho d’un résultat plutôt "inattendu".

Aux Etats-Unis pour commencer, où le début de mandat de Donald Trump, et les manifestations qui s’en sont suivies ont davantage passionné, USA Today met l’accent sur la présence de Manuel Valls au second tour, le candidat "qui veut combattre Donald Trump, la Russie et Vladimir Poutine".

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En Russie justement, même constat pour l’agence de presse RIA Novosti (Sputnik). Hamon en tête, c’est un fait, mais on appuie le trait sur la seconde place de Manuel Valls, qui "se pose en rempart de François Fillon". Une position que ne partage pas Benoît Hamon, la qualifiant de "vieille politique".

Faible participation pointée du doigt

Son de cloche quelque peu divergent en Angleterre. Le très sérieux Guardian fait son titre sur Benoît Hamon, "le candidat cheval noir du revenu universel et qui veut légaliser le cannabis". Des Anglais qui soulignent une participation "faible" mettant en exergue la difficulté du PS pour garder une place de choix sur la scène politique française.

En Allemagne, on insiste sur le virage à gauche que prend cette primaire en France. Avec la position de Benoît Hamon en tête, c’est une grosse surprise que connaît le PS dit Die Welt, et c’est Manuel Valls qui en fait les frais, même si ce dernier veut "encore y croire". 

Victoire d'un frondeur

L’Italie n’est pas en reste. Si la primaire est loin de faire la Une des journaux, deux s’en font le relais. La Repubblica, notamment, tente d’expliquer ce résultat mais affirme surtout que les adversaires "les plus redoutables" n’ont pas participé à cette élection : une référence à Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon. La Stampa pense, elle, que la lutte sera rude entre les deux hommes au second tour.

En Suisse, La Tribune de Genève croit en la possible victoire de Benoît Hamon. Un premier tour qui a mis en avant trois choses : un utopiste qui arrive en tête, un scrutin qui n’a pas passionné et un des favoris, Arnaud Montebourg, éliminé.

Enfin, l’Espagne est plutôt critique. Pour El Pais, la percée  de Benoît Hamon et la faible mobilisation mettent en lumière la "démobilisation d’une gauche abimée".

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