Primaire à gauche : Borgel (PS) ne veut pas "une foire à n'importe quoi"... mais tend encore la main à Mélenchon et Macron

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Le président du comité d'organisation de la primaire de la gauche regrette que Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron ne participent pas. Il souhaite laisser les électeurs désigner le meilleur candidat de la gauche pour espérer passer au deuxième tour. "On n'a pas le droit de dire 'ça se joue au premier tour' avec le risque de se faire éliminer."

Pour la primaire de gauche, il y a des candidats désirables... Et d'autres un peu moins. Questionné par Yves Calvi, sur LCI, à propos des divisions de la gauche à l'approche de la présidentielle, Christophe Borgel, l'organisateur de la primaire de janvier, a tenté un nouvel appel du pied à Jean-Luc Mélenchon et à Emmanuel Macron jeudi soir, alors que ces derniers semblent plus que jamais tourner le dos à cette proposition


"J'entends ce discours de celui qui dit 'moi, c'est la vrai gauche'. Mais je dis à chacun : 'Toi, tu seras éliminé comme les autres au premier tour de la primaire'", a plaidé le député PS de Haute-Garonne. "Je dis : 'Faites confiance aux électeurs de gauche !'" Sous entendu : en participant à la primaire (alors que la date limite des candidatures était fixée au 15 décembre).

J'aurais aimé que tout le monde vienne [dans la primaire]. Jusqu'au bout nous lancerons des appelsChristophe Borgel

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Christophe Borgel : "S'il y a des millions d'hommes et de femmes de gauches qui viennent à la primaire, il y aura un candidat qui aura une dynamique pour rassembler"

... Mais il ne faut pas pousser

Tous les candidats ne semblent pas aussi désirables que Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron. A commencer par les trois postulants recalés d'entrée de jeu de la primaire de la gauche, Pierre Larrouturou (Nouvelle Donne), Sébastien Nadot (Mouvement des progressistes) et Bastien Faudot (MRC). Car ces derniers, argumente Christophe Borgel, "n'étaient pas membres de la Belle Alliance populaire", le rassemblement créé par le PS en vue des élections. "On choisit un cap pour organiser la primaire, on s'y tient", poursuit-il. "Si on avait pris ces trois candidats, il y en aurait eu d'autres... Jusqu'à 13 ? Qu'auriez-vous dit ? Que cette primaire, c'est la foire à n'importe quoi."


Et pourtant : ni Jean-Luc Mélenchon, qui passe son temps à éreinter le quinquennat de François Hollande, ni Emmanuel Macron, qui mène sa campagne "ni droite, ni gauche", ne sont membres de la Belle Alliance populaire...

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