Primaire de gauche : Montebourg pose (encore) ses conditions

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POLITIQUE - Invité de BFMTV et RMC ce mardi matin, Arnaud Montebourg a posé ses conditions quant à son éventuelle candidature à la primaire de gauche. L’ancien ministre de l’Economie attend notamment que l’événement soit organisé "sous les mêmes conditions qu’en 2011" et que le PS "reste neutre".

Montebourg sera-t-il candidat à la primaire de gauche ? Candidat officiel à la présidentielle depuis le 21 août, l’ancien ministre de l’Economie, pourtant promoteur de la primaire au nom de la modernité démocratique, pose ses conditions.


Invité de BFMTV et RMC ce mardi matin, ce dernier estime que s’il s’agit d’"un airbag anti 21 avril" (expression se référant au 21 avril 2002, date du premier tour de l’élection présidentielle qui élimina Lionel Jospin au profit de Jean-Marie Le Pen pour le second tour), la primaire de gauche doit être "loyale", "équitable" et "mobilisatrice".

"Les mêmes conditions qu'en 2011"


Selon lui, "un certain nombre de questions sont restées sans réponse". Arnaud Montebourg appelle à ce que la primaire de gauche soit organisée dans les mêmes "conditions qu’en 2011" (lorsqu'il obtint 17% des voix derrière François Hollande et Martine Aubry), à savoir avec l’"ouverture de 10.000 bureaux de vote"  et la "neutralité du PS", qui se contenterait d’"organiser le débat".


A l’inverse, assène-t-il, si elle est "pipée" ou "organisée de façon inacceptable", ce sera sans lui. En outre, celui qui dit vouloir "proposer un projet alternatif" face au président sortant et qui estimait que "la primaire est l'occasion de faire ces propositions originales, créatives et innovantes", pourrait concourir en roue libre. L'ancien ministre n'est pourtant pas sans savoir qu'une candidature "libre" contre le candidat gagnant de la primaire de gauche pourrait conduire à la confusion et à l'élimination du PS au second tour de la présidentielle, soit à un "21 avril". 

Soutiendra-t-il François Hollande s’il était candidat ? "Il y a des règles. Je ne les choisis pas, je les respecte", a-t-il fait valoir. Pour autant, estime celui qui a été ministre du Redressement productif puis de l'Economie sous François Hollande, "il y a trois grands problèmes : le chômage de masse, le terrorisme et la question européenne. Celui qui doit être élu, ne peut pas être de ceux qui ont échoué à les résoudre".



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