Primaire de gauche : Pierre Moscovici ne prend parti pour personne... mais il tape sur Arnaud Montebourg

Primaire de gauche : Pierre Moscovici ne prend parti pour personne... mais il tape sur Arnaud Montebourg

TOUCHE PAS À MON EUROPE - Dans une tribune publiée lundi sur son blog, le commissaire européen Pierre Moscovici rappelle qu'en raison de sa fonction, il ne soutiendra personne publiquement à la primaire de la gauche. Cette bonne résolution ne l'empêche pas d'accabler les propositions d'Arnaud Montebourg en matière de politique européenne.

Pierre Moscovici ne redescendra pas dans l'arène politique en janvier. Dans une tribune publiée lundi sur son blog, le commissaire européen justifie, de par cette fonction, le fait qu'il ne s'engagera pas "publiquement pour tel ou tel candidat" à la primaire de la gauche. Pour autant, l'ancien directeur de campagne puis ministre de l'Economie de François Hollande ne se prive pas de s'engager publiquement... contre un candidat.


Plaidant comme toujours en faveur de l'Union européenne et du "mieux d'Europe", le commissaire attend donc le cinquième paragraphe de sa tribune pour s'en prendre ouvertement à Arnaud Montebourg. Imputant au candidat du "made in France" un "euroscepticisme poli et soft, qui ne dit pas son nom", Pierre Moscovici dit tout le mal qu'il pense du projet européen de ce dernier. 

"Beaucoup de bruit pour rien"

Pour l'ex-ministre de l'Economie, la "recette Montebourg" à propos de l'Europe se résume à "faire claquer les portes, établir un rapport de force avec l'Allemagne, taper du poing sur la table ou aller casser de la vaisselle à Bruxelles".  

Le résultat est couru d'avance : beaucoup de bruit pour rien, ou plutôt pour moins que rien"Pierre Moscovici

Car pour le commissaire européen, la "relance solitaire" façon Montebourg est une "illusion". Et se traduirait à terme par "un suicide collectif". 


L'opposition entre les deux hommes n'est pas vraiment nouvelle. Ils avaient eu l'occasion de s'écharper à maintes reprises lorsque le ministre du Redressement productif et celui des Finances avaient été contraints de cohabiter à Bercy, dans la première moitié du mandat de François Hollande.

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