Primaire de la gauche : 7 candidats retenus, 2 recalés, découvrez la liste

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2017 : la bataille de la gauche

BATAILLE – 7 candidats officiels participeront à la primaire organisée par le PS en vue de la présidentielle 2017. Fabien Verdier et Gérard Filoche ont finalement été écartés.

La Haute autorité des primaires citoyennes, présidée par Thomas Clay, a retenu 7 candidats qui s’affronteront lors de ce scrutin qui doit élire le représentant de la gauche à la présidentielle de 2017. Les organisateurs ont pourtant reçu 24 candidatures, "ce qui souligne le très grand intérêt pour cette primaire", a expliqué ce responsable. "Certaines étaient farfelues", mais d'autres étaient "intéressantes". Douze ont alors été selectionnées, neuf étant jugées "sérieuses" et les trois autres venant de partis qui voulaient s'associer à la Belle alliance populaire. 

Gérard Filoche et Fabien Verdier n'ont en revanche pas obtenu les 15 parrainages nécessaires. Le premier en ayant reçu 9 et le second 7, ils ont donc été écartés. Thomas Clay a alors appelé au calme tous les candidats déçus en respectant la décision de la Haute autorité et donc en ne faisant pas de recours. Pour autant, cette dernière aurait d'ores et déjà reçu des documents qui laissent penser qu'il y en aurait. "Très bien. C'est la règle du jeu démocratique. Ca n'inquiétera pas les quinze éminents juristes", a indiqué le président. LCI fait donc le point sur les prétendants désormais officiels.

Manuel Valls

L’ex-Premier ministre a bénéficié du retrait de François Hollande pour présenter sa candidature. En rupture avec les habituelles "valeurs" de sa famille politique lorsqu’il était au gouvernement, Valls est apparu comme un personnage dur, qui refuse les compromis. Il cherche désormais à adoucir son image, mais reste malgré tout le représentant de la ligne droitière du PS. "Il n’échappera pas à la comparaison avec son action en tant que Premier ministre, rappelle un membre de son équipe. Le problème, c’est que ce recentrage doit se faire en un mois. C’est court".

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Arnaud Montebourg

Arnaud Montebourg a été le premier à déposer sa candidature. Alors que beaucoup le rapprochent de Jean-Luc Mélenchon, celui-ci tente de s’en éloigner ("Je n’ai pas la radicalité qui est la sienne"), mais reconnaît qu’une alliance peut être possible. En rupture totale avec la politique mise en place par François Hollande et Manuel Valls, il s’appuie sur son image "made in France" qui le rend populaire et veut en terminer avec "l’austérité fiscale".

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Benoît Hamon

L’ancien ministre de l’Education a pris la décision d’incarner la gauche clivante, face à ses adversaires. Encore plus qu’Arnaud Montebourg, il a placé le curseur à gauche en se montrant plus radical dans ses propositions. Politique de réduction du temps de travail, revenu universel d’existence ou large accueil des réfugiés, il se pose en Fillon de la primaire de gauche.

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Vincent Peillon

Ministre de l’Education de 2012 à 2014, Vincent Peillon est l’homme de la campagne se rapprochant le plus de la ligne François Hollande au PS. Social-démocrate comme le chef de l’Etat, il devrait défendre le bilan du président lors de cette primaire et s’oppose déjà aux "frondeurs" Montebourg et Hamon. Symboliquement, il se dit favorable au maintien des 35 heures et ne veut pas supprimer l’ISF.

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Sylvia Pinel

Seule femme dans la bataille, Sylvia Pinel s'était d'abord lancée directement dans la course à l'Elysée, avant que le Parti radical de gauche (PRG), dont elle est présidente, ne décide de passer par la primaire. Ancienne ministre du Commerce puis du Logement sous Ayrault et Valls, elle n’a jamais critiqué la politique mise en place depuis 2012. Se définissant comme progressiste, le PRG a pendant un temps hésité à apporter son soutien à Emmanuel Macron ou Manuel Valls. Une chose est sûre, Sylvia Pinel ne se positionnera pas à gauche des débats. "Avec certains candidats, comme Arnaud Montebourg ou Gérard Filoche, le PRG a plus que des nuances, mais des contradictions", avait-elle lancé.

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Jean-Luc Bennahmias

Investi par l’Union des Démocrates et écologistes (UDE), Jean-Luc Bennahmias souhaite brasser plus loin que la gauche, dans un spectre allant "de l’électorat de Jean-Luc Mélenchon" à celui de "Nathalie Kosciusko-Morizet à droite". Lui aussi souhaite un revenu universel, "autour de 800 euros" et milite pour "un objectif de développement durable". Il s’est également prononcé pour un "service civique obligatoire de 6 mois ou un an" et souhaite la dépénalisation du cannabis. 

François de Rugy

Président du Parti écologiste, François de Rugy a pour objectif phare la création de 500 000 emplois grâce au passage de la France au 100% d’énergie renouvelable d’ici 2050. S’il souhaite logiquement placer l’écologie au cœur de son projet présidentiel, le vice-président de l’Assemblée nationale veut aussi inventer "la gauche du 21e siècle". Il souhaite donner aux jeunes de 16 à 25 ans un dotation de 12 000 euros en échange d’un service civique de 12 mois, ainsi que l’instauration du vote obligatoire et la reconnaissance du vote blanc.

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