Arnaud Montebourg veut réduire le nombre de députés : "300, ça suffira bien, il y en a 70 qui bossent"

PRIMAIRE PARTI SOCIALISTE

POIL DANS LA MAIN - Lors de son "stand up" à Marseille, vendredi, Arnaud Montebourg a défendu ses propositions pour réformer les institutions. Parmi celles-ci : la réduction du nombre de députés. Avec un argumentaire qui ne va pas plaire à ses camarades.

Il y a le Montebourg des débats télévisés, plutôt policé et posé, et celui des meetings et autres "stand up", nettement plus rugueux. C'est dans cette dernière configuration qu'il a harangué les passants, vendredi à Marseille, défendant ses propositions sur le Vieux Port. Il s'était déjà prêté à l'exercice à Lille la semaine dernière. 

Le candidat a notamment défendu ses propositions pour réformer les institutions, un vieux combat pour ce partisan de la VIe République. Un débat que l'on peut retrouver sur son compte Facebook. Parmi les mesures : le référendum sur une nouvelle Constitution, le septennat présidentiel non renouvelable, une réforme du Sénat intégrant des citoyens tirés au sort et la limitation du cumul des mandats dans le temps. Mais aussi : la réduction de moitié du nombre de parlementaires avec une part d'élection à la proportionnelle. 

Il tape sur ses anciens collègues

Et pour vanter une telle mesure devant les badauds, rien de tel qu'une petite séance de dénigrement des anciens collègues de l'Assemblée nationale. Voici ce qu'a dit Montebourg lors du stand up : 

300 députés, ça suffira bien... Il y en a 70 qui bossent. Je le sais, j’ai été quinze ans député, je sais ce qu’il s’y passe- Arnaud Montebourg

Soixante-dix députés qui travaillent sur 577 actuellement... Cela signifierait qu'à peine 12% des députés font quelque chose de leur mandat. Gageons que la vingtaine de députés qui ont apporté leur soutien à Arnaud Montebourg fin 2016 font partie des "70 qui bossent"... Lui-même, d'ailleurs, n'a pas précisé s'il entrait dans cette catégorie lorsqu'il était député, jusqu'en 2012.

Quant à l'actuel Sénat, ses membres sont élus, estime Arnaud Montebourg, dans le cadre d'une campagne qui consiste à  "participer à des banquets républicains", et profiter des "petits fours" et des "cocktails"... L'image devrait plaire, là encore, aux intéressés. Il faut dire que le candidat n'a pas grand chose à perdre de leur côté : seuls deux d'entre eux ont décidé de le soutenir. 

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