Primaire de la gauche : tous contre Benoît Hamon et son revenu universel (sauf Jean-Luc Bennahmias)

LA CIBLE - Benoît Hamon a essuyé les tirs croisés de ses concurrents, ce jeudi soir lors du dernier débat avant le premier tour de la primaire. L'une de ses principales propositions, le revenu universel d'existence, a été brandie comme un repoussoir par ses adversaires.

Benoît Hamon en bouc émissaire du troisième débat de la primaire. Le député des Yvelines a essuyé les tirs croisés de la quasi-totalité de ses concurrents, jeudi 19 janvier, lors du dernier débat avant le premier tour de la primaire socialiste, sur France 2.


Le candidat qui monte dans les sondages (et inquiète ses adversaires) a été vivement attaqué sur l'une de ses propositions phares, la création d'un revenu minimum d'existence de 600 euros, dont le coût est évalué à 350 ou 400 milliards d'euros. Un montant qu'il serait impossible d'assumer, assurent ses opposants. 

Valls engage la bataille

"Il est hors de question de laisser déraper le déficit", a rétorqué Manuel Valls, pointant une question "philosophique" allant au delà de cette proposition, qui consiste à faire bénéficier tous les Français sans distinction d'un revenu minimum. "Un point de désaccord très important", a également fustigé le député européen Vincent Peillon, qui plaide pour une réduction du déficit. "Assez d'une gauche qui fait des promesses et déçoit le lendemain", reproche l'ancien ministre de l'Education à celui qui lui a succédé, lui reprochant d'ailleurs de "modifier ses promesses au fur et à mesure de la primaire", référence aux évolutions qu'a connu le site de Benoît Hamon consacré au revenu universel.

Malgré la tentative de Benoît Hamon d'expliquer sa proposition, précisant qu'elle serait mise en oeuvre progressivement, ses adversaires n'ont rien lâché. Même Arnaud Montebourg, situé comme lui à gauche de l'échiquier de la primaire, a vanté son propre programme de relance (26 milliards d'euros), ajoutant, vachard :

Le revenu universel est dix fois plus cher... On en reparlera lors de la primaire de 2021Arnaud Montebourg

Tout comme l'écologiste François de Rugy, et la radicale Sylvia Pinel, cette dernière plaidant pour "des propositions qu'on puisse financer". 


Finalement, Benoît Hamon n'aura trouvé qu'un allié dans cette séquence : Jean-Luc Bennahmias. "Benoît, ne te décourage pas !" a lancé l'écologiste, ex-député européen, à l'intéressé. Rappelant que Benoît Hamon porte "la seule idée nouvelle qu'on ait porté depuis des années"...

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