Primaire de la gauche : les mesures phares et les slogans des 7 candidats

DÉCRYPTAGE - Alors que tous les candidats se retrouvent pour ce deuxième débat ce dimanche, petit tour d'horizon des slogans et mesures phares des sept prétendants de la primaire de la gauche.

Manuel Valls : "Une République forte et une France juste"

La mesure phare de l’ex-Premier ministre Manuel Valls est la défiscalisation des heures supplémentaires. Une proposition très étonnante de la part de Manuel Valls qui s’y est opposé en 2008 lorsque le gouvernement de François Fillon l’avait mise en place. En 2012, alors dans le gouvernement de Jean-Marc Ayrault en tant que ministre de l’Intérieur, il approuve le choix de supprimer cette mesure. Le 5 janvier dernier sur le plateau de "l’Émission politique" sur France 2, il dit avoir changé d’avis après "avoir écouté les salariés".

Arnaud Montebourg : "Le projet France"

Pour Arnaud Montebourg, sa mesure phare est une ode au protectionnisme. L’ancien ministre de l’Économie propose de soutenir les PME françaises en leur réservant 80% des marchés publics. Très clairement à but protectionniste, cette proposition d’Arnaud Montebourg cherche à avantager les entreprises françaises face à ses concurrents européens. Selon lui, elle permettra de "garantir du travail aux entreprises françaises".

Benoît Hamon : "Faire battre le cœur de la France"

L’ancien ministre de l’Éducation Nationale Benoît Hamon propose une mesure qui divise beaucoup au sein de la gauche : le revenu universel. Le principe serait de verser à tous les Français un salaire de 600 euros pour leur permettre de survivre en cas de coup dur. Arnaud Montebourg et Manuel Valls s’opposent catégoriquement à cette mesure qui, selon eux, fait la promotion de "la société de l’assistanat".

Vincent Peillon : pas de slogan

Vincent Peillon, celui qui se veut l’héritier du quinquennat de François Hollande, propose une mesure définitivement pro-européenne. S’il est élu, il propose de lancer un "New Deal Européen", une politique de grands travaux au niveau européen pour relancer massivement la croissance. Cette mesure keynésienne s’inspire directement du New Deal mis en place par Franklin Roosevelt dans les années 30 aux États-Unis. Grâce à cette politique d’investissement massif, les États-Unis ont réussi à sortir de la crise causée par le krach boursier de 1928.

Sylvia Pinel : "De l'audace pour la France"

Sylvia Pinel, la seule candidate de cette primaire, propose quant à elle de légaliser le cannabis. Elle propose que la vente de cette drogue soit contrôlée par l’État car "c'est un enjeu de santé publique". Mais c'est aussi "parce que c’est une question de sécurité et que pour les radicaux, la sécurité, c'est la première des libertés", affirme-t-elle.

François de Rugy : "L'écologie, c'est de Rugy !"

L’écologiste François de Rugy, assez discret depuis le début de la campagne, mise sur une proposition pour les générations futures. Il souhaite que l’électricité soit produite à 100% de manière renouvelable d’ici 2050. Selon lui, cette mesure a pour objectif de rendre la France totalement propre et ainsi se mettre en adéquation avec les objectifs fixés par la COP21.

Jean-Luc Bennahmias : "Vivre ensemble, donner du sens à la vie"

Pour Jean-Luc Bennahmias, président du Front démocrate, la mesure qui le démarque le plus des 6 autres candidats est le lancement d'un modèle de société basé sur le développement durable. Le but est "de préparer dès maintenant la société de demain pour laisser à nos enfants une des économies les plus modernes et compétitives de la planète".

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