Primaire du PS : Manuel Valls, peau neuve ou peau de banane ?

FLOP - Alors que le premier tour des primaire du Parti socialiste approche, Manuel Valls n'a toujours pas réussi à faire sa place. Entre contradictions et chaises vides, l'ancien Premier ministre enchaîne les ratés.

Depuis son annonce officielle le 5 décembre, la candidature de Manuel Valls est retombée comme un soufflé. En pleine campagne pour la primaire du Parti socialiste, l'ex-Premier ministre peine à mobiliser. Seulement trois jours après le meeting d'Emmanuel Macron à Clermont-Ferrand, le candidat a entrepris ce mardi de réaliser un rassemblement dans la même ville. Et s'il pensait pouvoir rivaliser, les chiffres montrent que le but est loin d'être atteint. Pour l'ancien ministre de l'Économie, le score affiché est de 2.000 personnes à l'intérieur et 1.500 personnes à l'extérieur. Pour l'ancien bras droit de François Hollande, entre 200 à 300 personnes seulement dans la salle.

Un meeting annulé à Rennes

Censé tenir un meeting à Rennes lundi prochain, Manuel Valls a annulé l'événement. "Sans doute a-t-il senti qu'il n'aurait pas un très bon accueil", explique Justine Corbillon sur le plateau de LCI. Le chef-lieu de la région Bretagne était en effet l'un des épicentres du mouvement de protestation contre la loi Travail, galvanisé par les discours inflexibles du candidat. Une opération d'enfarinage et des manifestations de syndicats étaient d'ailleurs prévues dans la ville.


"Officiellement, Manuel Valls dit que c'est à cause de Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, qui aurait dû l'accueillir mais dont l'emploi du temps ne le permet pas", précise la journaliste politique.

Les double discours du candidat

Au-delà de la faible mobilisation suscitée par le candidat socialiste, un autre aspect de sa campagne pèche. En essayant de faire peau neuve, Manuel Valls a tendance à tenir un discours parfois peu clair. Il y a quelques jours, il affirmait par exemple vouloir supprimer le 49.3, alors qu'il l'a utilisé à plusieurs reprises en tant que chef du gouvernement. Ce mardi matin, il soutenait de plus sur France Info ne pas vouloir d'une France d'assistés.


 Son discours était pourtant totalement différent deux ans auparavant, et même... une semaine plus tôt. Invité le 8 mars 2015 sur Europe 1, il expliquait : "Ce gouvernement veut incarner la solidarité pour faire face à ce mot terrible utilisé et méprisant qui est celui de l'assistanat". Le 4 janvier 2017, au JT de 20h de TF1, il avait tenu un discours comparable, expliquant ne pas aimer le terme d'assistanat.

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