Primaire de la gauche : Manuel Valls, Vincent Peillon, Sylvia Pinel... qui sont les 9 candidats "sérieux" ?

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2017 : la bataille de la gauche

BATAILLE – La Haute autorité des primaires citoyennes que 9 candidatures "sérieuses" avaient été déposées pour participer à la primaire organisée par le PS en vue de la présidentielle 2017. La liste des candidats définitivement retenus sera rendue publique ce samedi 17 décembre. LCI vous propose de les découvrir d’un coup d’œil.

Manuel Valls

L’ex-Premier ministre a bénéficié du retrait de François Hollande pour présenter sa candidature. En rupture avec les habituelles "valeurs" de sa famille politique lorsqu’il était au gouvernement, Valls est apparu comme un personnage dur, qui refuse les compromis. Il cherche désormais à adoucir son image, mais reste malgré tout le représentant de la ligne droitière du PS. "Il n’échappera pas à la comparaison avec son action en tant que Premier ministre, rappelle un membre de son équipe. Le problème, c’est que ce recentrage doit se faire en un mois. C’est court".

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Arnaud Montebourg

Arnaud Montebourg a été le premier à déposer sa candidature. Alors que beaucoup le rapprochent de Jean-Luc Mélenchon, celui-ci tente de s’en éloigner ("Je n’ai pas la radicalité qui est la sienne"), mais reconnaît qu’une alliance peut être possible. En rupture totale avec la politique mise en place par François Hollande et Manuel Valls, il s’appuie sur son image "made in France" qui le rend populaire et veut en terminer avec "l’austérité fiscale".

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Benoît Hamon

L’ancien ministre de l’Education a pris la décision d’incarner la gauche clivante, face à ses adversaires. Encore plus qu’Arnaud Montebourg, il a placé le curseur à gauche en se montrant plus radical dans ses propositions. Politique de réduction du temps de travail, revenu universel d’existence ou large accueil des réfugiés, il se pose en Fillon de la primaire de gauche.

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Vincent Peillon

Ministre de l’Education de 2012 à 2014, Vincent Peillon est l’homme de la campagne se rapprochant le plus de la ligne François Hollande au PS. Social-démocrate comme le chef de l’Etat, il devrait défendre le bilan du président lors de cette primaire et s’oppose déjà aux "frondeurs" Montebourg et Hamon. Symboliquement, il se dit favorable au maintien des 35 heures et ne veut pas supprimer l’ISF.

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Gérard Filoche

L’inspecteur du travail à la retraite, ancien du Parti communiste et ex-syndicaliste à la Ligue communiste révolutionnaire milite pour un rassemblement de toute la gauche. Il souhaite notamment pouvoir discuter d’un programme de gouvernement "avec Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon".  Positionné sur le bord gauche du PS, il avait apporté son soutien aux députés "frondeurs". Défenseur d’un "smic à 1 800 euros", il annonce vouloir prendre l’argent "au 1% des gens qui possèdent tout. 

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Fabien Verdier

Il est l’inconnu de cette primaire. Fabien Verdier n’a pas la présence médiatique des ténors de la primaire. Directeur d’hôpital dans les Yvelines, l’homme de 35 ans se veut le défenseur des "classes moyennes". Il souhaite par exemple réserver 5 à 15% des mandats d’élus locaux au tirage au sort. Il propose également de relancer l’investissement dans les infrastructures et les services publics.

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Sylvia Pinel

Seule femme dans la bataille, Sylvia Pinel s'était d'abord lancée directement dans la course à l'Elysée, avant que le Parti radical de gauche (PRG), dont elle est présidente, ne décide de passer par la primaire. Ancienne ministre du Commerce puis du Logement sous Ayrault et Valls, elle n’a jamais critiqué la politique mise en place depuis 2012. Se définissant comme progressiste, le PRG a pendant un temps hésité à apporter son soutien à Emmanuel Macron ou Manuel Valls. Une chose est sûre, Sylvia Pinel ne se positionnera pas à gauche des débats. "Avec certains candidats, comme Arnaud Montebourg ou Gérard Filoche, le PRG a plus que des nuances, mais des contradictions", avait-elle lancé.

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Jean-Luc Bennahmias

Investi par l’Union des Démocrates et écologistes (UDE), Jean-Luc Bennahmias souhaite brasser plus loin que la gauche, dans un spectre allant "de l’électorat de Jean-Luc Mélenchon" à celui de "Nathalie Kosciusko-Morizet à droite". Lui aussi souhaite un revenu universel, "autour de 800 euros" et milite pour "un objectif de développement durable". Il s’est également prononcé pour un "service civique obligatoire de 6 mois ou un an" et souhaite la dépénalisation du cannabis. 

François de Rugy

Président du Parti écologiste, François de Rugy a pour objectif phare la création de 500 000 emplois grâce au passage de la France au 100% d’énergie renouvelable d’ici 2050. S’il souhaite logiquement placer l’écologie au cœur de son projet présidentiel, le vice-président de l’Assemblée nationale veut aussi inventer "la gauche du 21e siècle". Il souhaite donner aux jeunes de 16 à 25 ans un dotation de 12 000 euros en échange d’un service civique de 12 mois, ainsi que l’instauration du vote obligatoire et la reconnaissance du vote blanc.

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