Primaire de la gauche : pourquoi la participation s'annonce beaucoup plus faible qu'en 2011

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DES CHIFFRES ET DES DOUTES - La primaire de la gauche va rassembler, au premier tour, moins de votants que celle de la droite. Mais aussi beaucoup moins que celle de la gauche en 2011. Pour les organisateurs qui tablent toujours sur 1,5 à 2 millions de participants, les contextes ne sont pas comparables. "En 2011, la gauche était en dynamique", explique à LCI Christophe Borgel, l'organisateur de la primaire.

L'important ce n'est pas le nombre de votants. C'est la dynamique qu'il provoquera. Voici en substance les éléments de langage du parti socialiste pour analyser les chiffres de la participation au premier tour de la primaire de la gauche. 

A 17h, selon la haute autorité, 1 million de participants avaient voté dans 70% des bureaux - "cela veut dire que nous devons être au dessus d’1,3 million à 17h", commente sur LCI Christophe Borgel, président du Comité national d'organisation de la primaire. "Nous devrions arriver à cette fourchette d’1,5 à 2 millions de votants, chiffre que j’indique depuis le début."  

Ces objectifs fixés qui permettront au PS de s'estimer satisfait de ce premier tour restent loin des 4,3, puis 4,4 millions d'électeurs des  deux tours de la primaire de la droite en novembre, et des 2,7 puis 2,9  millions de votants de la primaire PS de 2011.

Reste à savoir à qui ce niveau de participation profitera. Simple prospective, mais les votants interrogés dans les derniers sondages semblaient plus à même de donner leur suffrage à Manuel Valls lorsqu'ils étaient sympathisants socialistes, plus à même de se mobiliser quelles que soient les circonstances, et à Arnaud Montebourg et Benoît Hamon en cas de plus forte mobilisation.

Pourquoi le PS n'atteindra pas cette fois les 2,7 millions de votants de 2011

"Plus personnes n’a pensé qu’on pouvait atteindre les chiffres de 2011, insiste Christophe Borgel. En 2011, la gauche était en dynamique. Cette fois, elle se présente divisée. Ce scrutin est justement la pour redonner une dynamique. Pour le moment, c’est la division qui prend le pas sur la rassemblement. " 

Les organisateurs du scrutin espéraient une forte participation afin de  donner de l'élan au vainqueur, alors que les sondages placent généralement le  candidat du camp socialiste, quel qu'il soit, en cinquième position de  l'élection présidentielle, derrière l'ancien ministre Emmanuel Macron et le  représentant de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon. Pas sûr qu'avec 1,5 à 2 millions de votants, cette dynamique soit suffisante. Les scores du second tour, seront, à ce titre, déterminant.

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