Primaire de la gauche : quelles idées Vincent Peillon va-t-il défendre ?

PRIMAIRE PARTI SOCIALISTE
ÉCLAIRAGE - Après Benoît Hamon, Arnaud Montebourg, Gérard Filoche ou encore Manuel Valls, Vincent Peillon a ajouté son nom à la liste des candidats à la primaire de la gauche. Quelles idées défendra ce social-démocrate, qui, dans ses rares déclarations, s'est posé comme un grand défenseur du bilan de François Hollande ?

"Personne ne sait ce qu’il pense, sur rien. Cela fait deux ans qu’il a disparu" disait la semaine dernière àLCI un proche de Martine Aubry à propos de Vincent Peillon. Depuis, le prétendant à la primaire de la gauche s’est exprimé sur le plateau du 20H de France 2 dimanche soir, et dans les colonnes du Monde ce lundi. Sans avancer de programme ni faire de propositions concrètes, il a tout de même révélé quelques détails sur l’orientation qu’il souhaite donner à sa candidature.


Tout d'abord, il est certain que Vincent Peillon défendra François Hollande et son bilan, même s'il avoue avoir eu des désaccords politiques avec le président. "Je suis peut-être dans cette primaire le seul qui n'y serait pas allé s'il avait été candidat" a-t-il déclaré au Monde, adressant au passage un petit tacle à ses concurrents, notamment les "frondeurs" Benoît Hamon et Arnaud Montebourg. "J'ai entendu ces dernières années des critiques radicales, manichéennes, brutales, venant parfois de notre propre camp. Elles nous ont affaiblis" estime-t-il.

Un grand défenseur du modèle social de la France

A coup sûr s'il est élu, Vincent Peillon poursuivra donc le chemin tracé par le chef de l'Etat. "Un pays comme la France qui a rétabli ses comptes publics et sociaux sans attaquer le modèle social, c'est unique. Mieux, des réformes de progrès ont été faites, avec le compte pénibilité, l'embauche de fonctionnaires dans la police ou l'école, la garantie jeunes, la complémentaire santé pour tous, la contraception gratuite pour les jeunes filles, l'encadrement des loyers, la COP21, le mariage pour tous...". 


Si on traduit, on comprend qu'il n'est pas pour la réduction du nombre de fonctionnaires, le tout-nucléaire ou un moins bon remboursement des soins de santé. Il se dit également favorable au maintien des 35 heures et ne souhaite pas supprimer l'ISF.

Contre le débat identitaire

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Le député européen raconte aussi dans le Monde qu'il "porte une idée humaniste de la laïcité républicaine qui est celle de 1905. Elle fait très attention à ne pas utiliser la neutralité de l'Etat pour brutaliser certaines minorités. Elle respecte d'abord la liberté de conscience, et veille à faire vivre tout le monde ensemble dans le respect de chacun." 


Bref, il n'ira pas sur le terrain du débat identitaire. "On veut nous imposer un débat identitaire, et je crois que cela a été une des erreurs du gouvernement. (...) Nous avons heurté ceux qui partagent nos valeurs républicaines et qui n'attendent pas cela de nous" indique-t-il au Monde. "Je ne crains pas le débat identitaire mais je pense que ce n'est pas le bon." 

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