Qui soutient Valls, qui soutient Hamon ? Au bout du suspense, Bennahmias votera Valls (mais sans donner de consigne)

RÉSULTATS - Après le premier tour de la primaire de la gauche, dimanche 22 janvier, les perdants doivent choisir leur camp. Arnaud Montebourg et Sylvia Pinel ont immédiatement apporté leur soutien à leur favori, tandis que Jean-Luc Bennahmias, qui fera durer le suspense jusqu'à mercredi et François De Rugy ont opté pour le "ni-ni". Reste .

Un soutien pour Manuel Valls, un autre pour Benoît Hamon, deux "ni-ni" et un indécis. A l'issue du premier tour, tous les candidats à la primaire de la Belle alliance populaire n'ont pas encore choisi leur favori pour dimanche prochain. Si l'ancien Premier ministre a été devancé avec 31% des voix par son ex-ministre de l'Education nationale avec plus de 36% des voix, et que la dynamique joue en faveur de ce dernier, rien n'est encore joué.

Pour Benoît Hamon

Arnaud Montebourg

Arnaud Montebourg est arrivé troisième  du premier tour de la primaire avec moins de 18% des voix et il a fait son choix pour le second tour : ce sera Benoît Hamon. Le chantre du "Made in France", qui n'a pas économisé ses attaques contre "les politiques sociales-libérales" de l'ancien Premier ministre a déclaré qu'il voterait ce dimanche pour l'ancien ministre de l'Education nationale, et appelé ses militants à faire de même pour "le rassemblement des gauches", qui doit permettre d'être au second tour de la présidentielle.

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Arnaud Montebourg : "Dimanche prochain, je voterai Benoît Hamon et vous invite à en faire de même"

Pour Manuel Valls

Sylvia Pinel

La candidate du Parti radical de gauche, arrivée 6e avec 2%, a annoncé son soutien à l'ancien Premier ministre qu'elle considère comme "celui qui a la stature d'un homme d'Etat". Pas une surprise si l'on se souvient les nombreux hochements de tête que chacune de ses prises de parole valait à Manuel Valls lors des trois débats. De plus, a-t-elle ajouté, il est "le plus proche de mes convictions, notamment sur la défense intransigeante des valeurs de la République". C'est pourquoi elle proposera, dès lundi au bureau national de son parti, qu'elle réunira, de soutenir Manuel Valls. 

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Sylvia Pinel se rallie à Manuel Valls : "Il est le plus proche de mes convictions"

Jean-Luc Bennahmias

Arrivé dernier avec un peu plus de 1% des voix, Jean-Luc Bennahmias refusait de dévoiler son choix avant mercredi 25 janvier. Le candidat voulait d'abord discuter avec Benoît Hamon et Manuel Valls, ainsi qu'avec ses militants, avait-il expliqué au micro de LCI. Malgré une certaine proximité avec les idées de Benoît Hamon, notamment sur la création d'un revenu universel,  il a finalement annoncé mercredi voter "personnellement" pour Manuel Valls, mais sans donner aucune consigne de vote. 

Les "ni-ni"

Vincent Peillon

Après avoir durement tancé Manuel Valls pour ses usages répétés de termes belliqueux et du 49.3 et dénigré le revenu universel de Benoît Hamon, Vincent Peillon a choisi... de ne pas choisir. En revanche, celui qui est quatrième avec plus de 6% des voix, a appelé "les électeurs et électrices à amplifier encore leurs votes". Une manière d'améliorer une participation "moyenne" et "en deçà de ce que l'on attendait". Il souhaite ainsi "le rassemblement le plus fort possible" pour battre la droite, sans pour autant donner le nom d'un candidat qui serait le plus à même d'y parvenir.

François de Rugy

Pour François De Rugy, le second tour de la primaire, ce sera donc "ni-ni". Le candidat écologiste, qui a obtenu 3,82% de voix selon les derniers résultats (encore provisoires), explique mardi 24 janvier son non-choix dans un communiqué : "Si les discussions ont été sérieuses et apaisées, ni Benoît Hamon ni Manuel Valls n’ont apporté des éléments nouveaux pour justifier un éventuel soutien."


De Rugy qualifie notamment le programme économique de Benoît Hamon d'"irresponsable". Quant à Manuel Valls, s'il a "une ligne économique responsable", "ses propositions en matière d'écologie demeurent vagues". Ce sera donc ni l'un, ni l'autre.

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