Primaire de la gauche : Sylvia Pinel, candidate du PRG, tente de se démarquer avec de "nouveaux droits"

PRIMAIRE PARTI SOCIALISTE
PROPOSITIONS - L'ex-ministre du Logement Sylvia Pinel, candidate du PRG à la primaire de la gauche, a présenté ce jeudi les grandes lignes de son programme. Un discours proche de celui de Manuel Valls, avec quelques spécificités propres à sa formation politique.

Du social-libéralisme, un discours pro-européen et quelques thèmes chers au Parti radical de gauche. L'ex-ministre du Logement Sylvia Pinel a dévoilé ce jeudi les grandes lignes de son projet pour la primaire de la gauche du 22 janvier, à laquelle elle va concourir pour le compte de sa formation politique. 


"Il y a bien des points communs avec ce que proposent mes concurrents", concède l'élue du Tarn-et-Garonne, âgée de 39 ans. "Il n'y a rien d'étonnant à ces convergences, ces valeurs sont universelles à toute la gauche. Mais vous aurez relevé des différences", insiste-t-elle. 

Cannabis, euthanasie... Des propositions anciennes du PRG

Au rayon des spécificités, la candidate radicale a plaidé à propos des sujets sociétaux pour l'émergence de "nouveaux droits", compatibles avec certaines propositions de Benoît Hamon, le plus à gauche sur l'échiquier de la primaire. Sylvia Pinel énumère ainsi "la reconnaissance du droit à mourir dans la dignité", la possibilité de recourir à la procréation médicalement assistée (PMA) pour "toutes les femmes sans condition" ou la "facilitation des procédures d'adoption pour tous". 


Sur la défense de la laïcité, la patronne du PRG se rapproche logiquement de la conception défendue par Manuel Valls. Elle se prononce en outre en faveur du droit de vote des étrangers "sous condition de résidence" aux élections locales, mais également nationales, allant ainsi plus loin que l'engagement non honoré de François Hollande en 2012. Enfin, il est question de légaliser le cannabis, une proposition partagée dans cette primaire par Vincent Peillon et Benoît Hamon, mais rejetée par Arnaud Montebourg et Manuel Valls.

Sur l'économie, des proximités avec Manuel Valls

Sur le plan économique, la candidate du PRG s'éloigne de la gauche du PS pour se rapprocher, voire dépasser sur sa droite, Manuel Valls.  Parmi les propositions compatibles avec l'ancien Premier ministre : la stabilité budgétaire et fiscale (contrairement à Arnaud Montebourg et Benoît Hamon), ou encore le discours pro-entreprises. "Je veux retrouver une économie fondée sur la confiance", explique la candidate. Celle-ci va toutefois plus loin dans le "social-libéralisme" que Manuel Valls, dont le projet pour la primaire s'est clairement déplacé à gauche depuis son entrée en campagne. Elle souhaite notamment "la suppression immédiate des cotisations à la branche famille de la Sécu pour toutes les entreprises", et veut plafonner l'impôt sur les sociétés à 20%, contre 33.3% actuellement, rejoignant ici la droite. 


En revanche, la candidate devrait facilement tomber d'accord avec ses concurrents sur l'égalité homme-femme, puisqu'elle suggère notamment "l'égalité réelle des rémunérations" et une "protection renforcée contre les violences et le harcèlement". 

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