Primaire de la gauche : Manuel Valls, meilleur second rôle pour Le Drian

PRIMAIRE PARTI SOCIALISTE
SUPPLÉANT - Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a affirmé ce dimanche que si le président ne se représentait pas, Manuel Valls serait "le mieux placé" pour être le candidat de la gauche de gouvernement à la primaire organisée par le Parti socialiste.

Depuis plusieurs jours, Manuel Valls se positionne pour apparaître comme la principale alternative à François Hollande si ce dernier décide de ne pas se représenter. Et ce dimanche, il a reçu le soutien de son ministre de la Défense. "Si d'aventure le président de la République estimait ne pas devoir se présenter, alors à mon avis Manuel Valls serait naturellement [...] évidemment à ce moment-là, je pense, le mieux placé pour assurer cette fonction", a déclaré Jean-Yves Le Drian au Grand rendez-vous Europe 1/Les Echos/iTélé.


Il a toutefois souligné qu'il respecterait le choix du président et le soutiendrait s'il se représentait. "Je respecte complètement le délai que souhaite avoir le président de la République et je respecterai son choix", a-t-il affirmé. Il a estimé que François Hollande était en mesure de rassembler la gauche le moment venu "s'il le décide". "Quand on voit la manière dont la gauche ressemble à une bombe à fragmentation, tout s'éclate de partout, à un moment donné on voit bien qu'il faut une boussole. Est-ce que la boussole sera le président de la République sortant ? C'est à lui de le dire", a dit le ministre.

Sapin soutien aussi Valls

Jeudi 3 novembre, Manuel Valls avait aussi reçu le soutien d'un autre poids lourd du gouvernement : Michel Sapin. Le ministre de l'Economie avait déclaré que si François Hollande ne se représentait pas, le Premier ministre serait le "candidat naturel" de la gauche. 


Et malgré les 9% qui lui sont accordés dans le dernier sondage LCI en cas de candidature à la présidentielle, la "solution" Manuel Valls est particulièrement apprécié d'une partie de la majorité, notamment depuis les révélations aux allures catastrophiques contenues dans le livre de confidences de François Hollande. Même Arnaud Montebourg le soutient : "Ce sera encore plus facile si c'est lui" plutôt que Hollande, plastronne-t-il dans le JDD du 6 novembre.

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