Manuel Valls et l’écologie : les dossiers de la discorde

Manuel Valls et l’écologie : les dossiers de la discorde

ENVIRONNEMENT - Ce mercredi sur TF1, Manuel Valls et Benoît Hamon vont s’opposer sur de nombreux points lors du débat d’entre-deux tours. Mais peut-être sur un en particulier : l’écologie. Un dossier sur lequel l'ex-Premier ministre a été plusieurs fois pointé du doigt.

Il n'a pas forcément été central lors des débats du premier tour de la primaire à gauche, mais le thème de l’écologie devrait refaire surface ce soir entre Manuel Valls et Benoît Hamon. Sur ce point, les deux candidats ne parlent pas de la même façon. Là où Benoît Hamon parlait santé publique dès son discours du dimanche 22 janvier, après l'annonce des résultats, Manuel Valls s'est fait taper sur les doigts à plusieurs reprises par les défenseurs de l'environnement.

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La candidature de Manuel Valls

Notre Dame-des-Landes

Notre-Dame-des-Landes. C’est le dossier le plus clair entre les deux candidats, sur lequel ils s’opposent fermement. Benoît Hamon s'est prononcé contre la construction d'un second aéroport à Nantes, tandis que Manuel Valls en a toujours été un fervent partisan.

A l’automne dernier, Manuel Valls avait d’ailleurs annoncé sa volonté d’envoyer des pelleteuses sur le chantier du futur aéroport de Notre-Dame-Des-Landes pour commencer les travaux avant d’être vite repris par la ministre de l’environnement, Ségolène Royal.

Mi-octobre, la ministre s’était d’ailleurs positionnée contre une évacuation par la violence. "Je ne suis pas favorable à l'évacuation dans la violence de la ZAD. Ça se passerait très mal et ça serait, là aussi, des violences et des affrontements tout à fait inutiles." Pour Valls, cette évacuation était considérée comme "déclaration d’utilité publique". Avec une gauche en désaccord sur le sujet, la démission de Manuel Valls a laissé un peu de répit à ses opposants.

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Notre-Dame-des-Landes : Royal s'oppose à Valls

Le gaz de schiste

Sur le gaz de schiste, les deux candidats seraient plutôt sur la même longueur d’ondes désormais, c’est-à-dire le maintien de son interdiction. Cependant, Manuel Valls ne s’est pas réellement exprimé sur le sujet depuis 2011. L’année dernière, un rapport préconisant d’opérer "sans fracturation hydraulique" avait été enfoui par le gouvernement Valls. Un point sur lequel il s’opposait à Arnaud Montebourg.

Les boues rouges

Le dossier des "Boues rouges" est un autre dossier chaud pour l’ancien Premier ministre. Cette fois-ci aussi, c’est avec la ministre de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer, Ségolène Royal, qu’il y a eu de l’eau dans le gaz. Dans l’émission Thalassa, elle avait jugé "inadmissible" que le gouvernement autorise l’usine Alteo à rejeter ses déchets dans les calanques des Bouches-du-Rhône.

"Il a pris sa décision. Il a donné un ordre au préfet. Le préfet a donné l’autorisation. Je ne peux pas donner un contre-ordre. En revanche, mon rôle, c’est de dire que je ne suis pas d’accord." Pour elle, les déchets émanant de l’usine étaient toujours polluants.

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Boues rouges : une députée EELV apporte un cadeau à Manuel Valls

Manuel Valls n’avait pas tardé à réagir via un communiqué, prétextant une décision d’ordre économique. "Sur cette question, le gouvernement a toujours agi avec une même ligne de conduite : assurer la protection de l’environnement et la santé de nos concitoyens, tout en préservant l’emploi industriel dans une région qui en a besoin. Il ne s’agit plus de ‘boues rouges’ chargées en polluants comme par le passé, mais d’eaux largement dépolluées." Manuel Valls assumait parfaitement sa décision.

Benoît Hamon n’avait pas manqué de lui lancer une petite pique pendant la campagne, rappelant une déclaration du Premier ministre à l’époque. "Moi, j'aime l'entreprise ! C'est aussi absurde que de dire moi j'aime les poissons", avait-t-il lancé. "Mais il y a les sardines et les requins, les entreprises qui payent leurs impôts et les autres non. Certaines respectent leurs employés et d'autres pas, se préoccupent de leur impact sur l'environnement et d'autres pas".

Le nucléaire

Enfin, le nucléaire. Alors que l’avenir de Fessenheim était joué ces derniers jours, dans son programme, Manuel Valls a récemment rappelé sa volonté de réduire la part du nucléaire "dans les prochaines années à venir". Invité début 2017 d’On n’est pas couchés sur France 2, l’ancien Premier ministre a dit vouloir "ramener à 50% la part du nucléaire dans l'électricité en France d'ici à 2025 ".

"Je vous confirme en effet que l'objectif c'est bien 2025 pour passer la part du nucléaire à 50%", a-t-il déclaré. "Sur ces questions-là, il faut du temps. Passer de 75 à 50% la part du nucléaire dans la production électrique, il faut du temps, de la stratégie. On ne ferme pas une centrale nucléaire en quelques semaines."

Cependant, il reste toujours ambigu sur cette question de l’énergie nucléaire, jugeant qu’elle a des "avantages" mais "aussi un coût". Pas réellement la première des priorités en matière d’énergie et d’environnement.

Une des raisons pour laquelle François de Rugy a décidé d’opter pour l’attitude du "ni-ni" ? Sans doute. Le candidat écologiste vise 100 % d’électricité renouvelable en 2050. Il prône alors "la fermeture des centrales nucléaires à 40 ans".

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Primaire à gauche : les candidats ne sont pas d'accord sur la question du nucléaire

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