Primaire - Gérard Filoche assigne le PS : "Il faut bien que quelqu'un défende les petits salaires"

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RECOURS - Evincé de la campagne pour la primaire de gauche faute de parrainages suffisants, Gérard Filoche a assigné lundi le Parti socialiste. Selon lui, le patron du PS, Jean-Christophe Cambadélis, "a été partial de bout en bout". La décision de justice est attendue mercredi.

Sept candidats en lice, et Gérard Filoche sur le carreau. L'ancien inspecteur du travail et militant PS, évincé de la campagne pour la primaire citoyenne des 22 et 29 janvier a déposé lundi matin, au tribunal de grande instance de Paris, son assignation en référé de la Haute autorité du PS afin d'obtenir sa réintégration dans le scrutin. La décision doit être rendue mercredi à 15 heures.

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La Haute autorité de la primaire justifiait le matin même son éviction, comme celle du conseiller municipal Fabien Verdier, par le fait qu'il n'aurait pas obtenu le nombre suffisant de parrainages requis - soit 7 parrainages sur 15, selon le Huffington Post. Dans un courrier, la Haute autorité estime que "Gérard Filoche n'a pas recueilli suffisamment de parrainages, dans aucun collège, et qu'il est même loin du compte", justifiant ainsi le rejet des recours présentés le 19 décembre par le candidat.

"Cambadélis a été partial de bout en bout"

Avant de se rendre au Palais de justice, le trublion du PS, qui s'est notamment illustré dans la lutte contre le projet de loi Travail, s'est dit "serein", assurant que le patron du PS, Jean-Christophe Cambadélis, qu'il assigne également, aurait été "partial de bout en bout" en lui refusant ses parrainages avant même qu'il ne les ait déposés. 

Il a aussi justifié sa présence dans la primaire par le fait qu'il serait le seul candidat à défendre le monde du travail : 

Il faut bien que quelqu'un défende les petits salaires et les petites retraites, la retraite à 60 ans, la réduction du temps de travail à 32 heures. Qui va le faire si je n'y suis pas ?"- Gérard Filoche

Pour illustrer son propos, le candidat écarté a fait mine de s'étonner de la candidature tardive de Vincent Peillon, acceptée par la Haute autorité. "Je ne sais pas comment il a fait, mais il a un talent extraordinaire. Il s'est déclaré le 10 et avait ses parrainages le 14". Une façon de mettre en cause une fois de plus la légitimité de l'organisation de la primaire de janvier. 

Pour la Haute autorité, Gérard Filoche ne pouvait, outre ses parrainages manquants, se prévaloir de son propre parti politique "Filoche2017", "non membre de la Belle Alliance populaire, jamais mentionné et inconnu", pour participer à la primaire. Filoche, lui, conteste l'existence juridique de la "BAP"...

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