Qui est Fabien Verdier, l'inconnu qui veut concourir à la primaire de la gauche ?

Qui est Fabien Verdier, l'inconnu qui veut concourir à la primaire de la gauche ?

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CANDIDAT DE L'OMBRE - Fabien Verdier a déposé sa candidature à la primaire de la gauche ce jeudi. La Haute autorité va statuer sur sa participation, qui risque d'être recalée faute de parrainages suffisants. Cet élu local, économiste de 35 ans, veut faire campagne sur la défense des classes moyennes.

Fabien qui ? Ce jeudi, les regards se sont soudain tournés vers l'inconnu qui a déposé la neuvième candidature pour le scrutin de janvier, dans l'ombre des médiatiques Arnaud Montebourg, Manuel Valls et Benoît Hamon. Qui est donc ce socialiste qui veut porter la voix de la gauche à la présidentielle ?

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Cadre du PS, économiste et directeur d'hôpital

Fabien Verdier, 35 ans, figure dans l'organigramme du PS. Il en est le secrétaire national chargé du pôle "production et de répartition des richesses". Une fonction qui n'est pas incohérente, puisque l'homme est un agrégé d'économie et de gestion, diplômé de l'Ecole normale supérieure de Cachan. Originaire de Montélimar, ayant grandi près d'Aubenas (Ardèche), selon une bio qu'il a publiée, il a occupé la fonction de directeur d'hôpital. Il a travaillé au centre hospitalier d'Eaubonne-Montmorency, dans le Val d'Oise, puis effectué des missions dans des hôpitaux du Sénégal et du Cameroun, avant de rejoindre une fonction de direction au centre hospitalier de Poissy-Saint-Germain-en-Laye, dans les Yvelines. 

Adhérent PS depuis 8 ans, élu local

L'inconnu de la primaire a adhéré au PS en 2008. Il est arrivé à la politique en devenant le chef de cabinet de Michel Destot, actuel député PS de l'Isère et président du conseil national du PS, lorsque ce dernier était maire de Grenoble. "A son contact, j'ai appris comment gérer une ville de 160.000 habitants", précisait dans sa bio l'intéressé, qui est arrivé en troisième position aux municipales de Châteaudun (Eure-et-Loir) en 2014. Il est aujourd'hui conseiller municipal de cette ville, conseiller régional de la région Centre-Val de Loire et conseiller communautaire. 

Il se pose en défenseur des classes moyennes

D'après Le Monde, l'élu local s'était notamment illustré fin 2012 en déposant un motion au congrès PS de Toulouse, visant à rénover le parti en s'appuyant sur la jeunesse, et proposant d'abaisser à 15 ans le droit de vote aux élections locales et de permettre de se faire élire au Sénat dès l'âge de 18 ans. Sa motion avait recueilli 1.4% des voix. 


Dans le cadre de cette primaire, Fabien Verdier veut défendre les "classes moyennes" en les faisant "rentrer dans nos institutions". Par exemple en réservant 5 à 15% des mandats d'élus locaux au tirage au sort, ou la moitié des places dans les cabinets ministériels à des personnes issues des classes moyennes. A propos de ces catégories, le candidat explique, dans sa profession de foi, que "c'est maintenant qu’il faut engager la bataille", car il "craint que cela ne soit le Front national qui emporte la prochaine élection présidentielle". 


Dans le même sens, il propose une "révolution fiscale" visant à "supprimer quatre ou cinq impôts" remplacés par une "taxe sur l'actif net" et un plan de relance des investissements dans les infrastructures et les services publics. A propos de ces "déclassés" de la crise qu'il veut réhabiliter, il cite Jean Jaurès : "La République, c’est le droit de tout être humain, quelle que soit sa croyance religieuse, à avoir sa part de souveraineté". Sa participation à la primaire de gauche semble toutefois bien loin d'être acquise, faute d'avoir trouvé les parrainages requis.

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