Suppression du 1er ministre, tirage au sort, vote obligatoire... : ce que proposent les 7 candidats de la primaire à gauche pour moderniser la vie politique

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DÉMOCRATIE – La plupart des candidats à la primaire de la gauche jugent les institutions de la Ve République à bout de souffle. Mais tous n'ont pas les mêmes idées pour moderniser la vie politique.

Jean-Luc Bennahmias : limite d'âge et proportionnelle

Jugeant "indispensable de moderniser la démocratie française", Jean-Luc Bennahmias veut changer le mode de scrutin aux élections législatives en introduisant la proportionnelle intégrale. Il désire également imposer une limite d’âge pour les candidatures à la plupart des postes électifs. Il souhaite enfin instaurer le référendum d’initiative populaire, sur des sujets ne remettant pas en cause la Constitution.

François de Rugy : vote obligatoire

Le député écologiste est le seul dans cette primaire à vouloir rendre le vote obligatoire. Une mesure qu’il veut accompagner d’une "reconnaissance réelle du vote blanc". Partisan lui aussi de la proportionnelle intégrale pour les législatives, il souhaite "réduire le nombre d’élus de 20 % à tous les niveaux, à commencer par le nombre de députés et de sénateurs". 

Il veut également que les sénateurs soient élus au suffrage universel direct et à la proportionnelle. Enfin, il désire mettre en place une journée citoyenne où les Français seraient appelés à se prononcer, par référendum, sur des questions de nature locale ou nationale.

Benoît Hamon : vote blanc, référundum et septennat unique

Le programme du député des Yvelines comporte de nombreuses mesures visant à modifier les institutions parmi lesquelles l’instauration d’un septennat unique pour le président de la République et l’introduction d’une dose de proportionnelle aux élections législatives. Il défend la création d’un un droit d’initiative citoyenne afin d’imposer au Parlement l’examen d’une proposition de loi. 

Il souhaite aussi supprimer l’article 16 (qui permet au président de s’arroger les pleins pouvoirs) et l’article 49.3 de la Constitution. Enfin, il veut mieux prendre en compte le vote blanc : "Si le vote blanc est majoritaire, l’élection doit être annulée et un nouveau scrutin doit être programmé", écrit il dans son programme.

Arnaud Montebourg : sénateurs tirés au sort

Depuis déjà de longues années, Arnaud Montebourg veut en finir avec la Ve République. Lors de son discours à Frangy en août dernier, il a une nouvelle fois plaidé pour "une démocratie nouvelle capable de faire entrer les citoyens dans le système politique". C’est pourquoi il souhaite mettre en place le tirage au sort de 100 citoyens qui siègeraient au Sénat. Le nombre de sénateurs élus serait par ailleurs diminué. L’ancien ministre de l’Economie souhaite lui aussi instaurer le septennat non renouvelable. Enfin, il veut supprimer l’article 49.3 de la Constitution. 

Vincent Peillon : pas plus de 3 mandats

L’ancien ministre de l’Education nationale propose une modification profonde du mode de scrutin aux législatives en instaurant la proportionnelle intégrale. Pour recréer du lien entre la classe politique et les citoyens, Vincent Peillon veut aussi instaurer le mandat unique, assurer le non-cumul dans le temps (maximum trois mandats) et créer un statut de l’élu permettant une plus grande diversité sociologique de la représentation. Comme Benoît Hamon et Arnaud Montebourg, il défend le droit de vote des étrangers aux élections locales.

Sylvia Pinel : suppression du Premier ministre

Sylvia Pinel le concède : "si la question institutionnelle n’est pas, aujourd’hui, au centre des préoccupations des Français, il reste utile de rechercher une meilleure efficacité de nos institutions". Pour y parvenir, elle suggère d’instaurer, comme d’autres, un septennat unique pour le chef de l’État. Mais elle veut accompagner cette mesure par celle de la suppression du poste de Premier ministre.

Manuel Valls : moins de parlementaires

De son côté, l’ancien Premier ministre n’envisage pas modifier radicalement les institutions de la Ve République. Il souhaite néanmoins diminuer le nombre de parlementaires et veiller au non-cumul dans le temps (trois mandats consécutifs maximum). Il évoque enfin dans son programme "une révision de la procédure parlementaire" afin de "pouvoir légiférer plus vite".

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