Un auditeur de France Inter interpelle Valls : "On est 66 millions à vouloir te mettre une gifle"

Un auditeur de France Inter interpelle Valls : "On est 66 millions à vouloir te mettre une gifle"

MÊME PAS PEUR – L’ancien Premier ministre est revenu ce mercredi sur la gifle qu’il a reçue hier en Bretagne et a justifié le dépôt d’une plainte parce qu'"une société a besoin de règles et d’interdits". Un auditeur l'a ensuite interpellé, félicitant au passage l'auteur de l'agression.

Giflé mardi par un jeune Breton à Lamballe dans les Côtes d’Armor, le candidat à la primaire de la gauche Manuel Valls a justifié ce mercredi matin sur France Inter le dépôt d’une plainte, même si le coup n’a causé aucune blessure. Il s’agit d’un "symbole", a déclaré l’ancien Premier ministre. 

"Je le fais parce qu‘une société a besoin de règles et d’interdits. Nous sommes dans une démocratie : le débat, l’interpellation, la manifestation sont évidemment indispensables à la vie démocratique (…) mais la violence, ça c’est inacceptable", a-t-il expliqué.

Le profil de l’agresseur a également été décisif dans sa décision de porter plainte. Selon Manuel Valls, il s’agit d’un "militant identitaire de l’extrême droite bretonne qui s’affiche aussi avec Dieudonné et Soral". Des éléments corroborés par les premiers éléments de l’enquête et le profil Facebook de l’individu, toujours en garde à vue ce mercredi matin.

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Un auditeur est ensuite passé à l’antenne et a félicité l’auteur de l’agression : "La claque, on est en fait 66 millions à vouloir te la mettre. C’était juste trop bon ! Il a été parfait le bonhomme". Des propos qui ont conduit Patrick Cohen à mettre fin subitement à la conversation, regrettant cet "appel à la violence" sur l'antenne de France Inter.

Surpris par cet échange, l’ex-locataire de Matignon a de nouveau jugé "inacceptable" toutes les formes de violence. A ses yeux, "quand sur une antenne, on fait profession de violence,  ça veut dire qu’il y a quelque chose qui bascule", a-t-il poursuivi. Mais il assure qu’il continuera "à combattre la violence" car "il est le candidat qui représente l’autorité, la République, les valeurs qui sont celles de la gauche et de la France". "Bien sûr on me vise, parce que je suis celui qui peut gagner mais je ne me laisserai pas impressionner", a-t-il conclu.

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