"Une République forte, une France juste" : Ségolène Royal se paye le slogan de Manuel Valls (qui ressemble au sien)

"Une République forte, une France juste" : Ségolène Royal se paye le slogan de Manuel Valls (qui ressemble au sien)
PRIMAIRE PARTI SOCIALISTE
DOUCHE MATINALE - Invitée de France 2, la ministre de l'Ecologie s'exprimait sur la ressemblance entre le slogan adopté par Manuel Valls et celui, très proche, qu'elle portait en 2007. "Ce n’est pas la force qui rend la justice", tacle Ségolène Royal.

Ségolène Royal n'a pas encore choisi son champion pour la présidentielle, mais cela ne l'empêche pas d'envoyer quelques piques à ses camarades en lice. L'ancienne candidate était interrogée mercredi matin, sur France 2, sur la (grosse) ressemblance entre le slogan adopté par Manuel Valls, "Une République forte, une France juste", et celui qu'elle portait elle-même en 2007, "Plus juste, la France sera plus forte".


S'est-elle fait piquer sa formule par l'ancien Premier ministre ? "Ça y ressemble, commence-t-elle en riant. Ça veut dire que les bonnes idées sont durables." Magnanime, Ségolène Royal ? Oui, mais... Pour la ministre de l'Ecologie, "il y a, cela dit, une inversion des concepts" entre ces deux slogans. Elle explicite : 

La France est forte quand elle est juste, elle n’a jamais été juste parce qu’elle était forte [...] Ce n’est pas la force qui rend la justiceSégolène Royal

Double tacle

Une façon, probablement, de relayer les critiques dont l'ancien chef du gouvernement, parfois jugé autoritaire, a fait l'objet au sein de la gauche, notamment lors du passage en force pour faire adopter la loi Travail au moyen du 49.3... 


Ce n'est pas fini. La ministre de l'Ecologie a-t-elle été séduite par les propositions de Manuel Valls sur l'environnement ? "Dans la vie politique, il faut de la cohérence, les responsables politiques doivent être jugés sur leurs actes plutôt que sur leurs promesses", lâche encore l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle. 


Cela dit, Manuel Valls n'est pas sa seule cible. Les propositions faites mardi par Vincent Peillon sur l'Europe ? "Bon, bon, ce n'est pas forcément une liste à la Prévert qu'il faut faire sur le sujet..." estime-t-elle, jugeant que, de façon générale, les candidats à la primaire n'ont pas assez abordé pour l'heure "les grands enjeux du futur", citant "la question climatique, l'Europe, les libertés menacées par le système de réseaux sur Internet".


Elle confirme en revanche son intérêt pour Emmanuel Macron, l'ex-ministre de l'Economie parti en campagne hors de la primaire de gauche : "J'observe avec bienveillance ce qui est dit, c'est quelqu'un qui est tourné vers le futur"... Malgré tout, Ségolène Royal l'assure : elle n'a "pas encore" fait son choix.

Je ne demande qu'à être convaincue. Je jugerai la cohérence entre les discours et les actesSégolène Royal

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